L'été prend fin, ses crises aussi ! Les trois derniers mois ont été terribles pour l'Algérie. De la crise de l'eau, en passant par la troisième vague de la Covid ?19 jusqu'aux feux de forêt, les « vacances » n'ont pas été de tout repos. La canicule n'est pas venue arranger les choses pour des Algériens qui vivent depuis presque 2 ans sous l'angoisse du coronavirus. Mais voilà qu'en cette fin de l'été, le cauchemar semble tirer à sa fin. Les choses reviennent presque à la normale. Le président de la République, Abdelmadijd Tebboune, a décidé de desserrer l'étau du confinement. Il a ouvert les plages et les lieux de loisirs, tout en décalant le couvre-feu sanitaire jusqu'à 22h alors qu'il était à 20 h. Entre-temps, les hôpitaux désemplissent peu à peu. Il y a de moins en moins d'hospitalisations et de cas graves. Le personnel médical respire enfin ! Même la crise de l'oxygène semble de l'histoire ancienne. La solidarité citoyenne n'est pas étrangère à cette victoire. La majorité des hôpitaux est en train d'être équipée de générateurs d'oxygène dont beaucoup ont été offerts par des philanthropes. Au niveau des centres de tri des malades atteints du coronavirus, on trouve même des concentrateurs d'oxygène qui permettent de prendre rapidement en charge les patients en attendant leur éventuelle admission. Même pour ce qui est de la distribution de l'eau potable, les choses semblent s'améliorer crescendo. Les programmes de distribution mis en place par les services concernés sont de plus en plus respectés, notamment au niveau de la capitale. On assiste de moins en moins à des protestations populaires pour dénoncer des coupures qui durent des dizaines de jours. Sur les réseaux sociaux, les « coups de gueule» dénonçant les services des eaux ont quasiment disparu des fils de l'actualité. Les terribles feux de forêt ont eux, été éteints. Tout comme la « f'itna » que certains voulaient allumer à travers ce drame. Sous les décombres de cette tragédie, est sortie une belle lueur d'espoir pour le pays. L'élan de solidarité national qui s'est spontanément mis en place a permis aux victimes de ne pas sombrer. Après les aides alimentaires, cet esprit de fraternité se poursuit pour la reconstruction. Les caravanes d'aide, des 58 wilayas du pays, poursuivent leurs allers-retours vers les zones sinistrées. Elles y apportent matériaux de construction et différents végétaux afin d'effacer au plus vite les stigmates de ce drame national. Dans cette terrible épreuve, les Algériens ont envoyé un message fort d'harmonie et d'unité nationale. Une belle leçon de vie. Elle vient s'ajouter à celle que les autorités ont tirée de ces crises de l'été. L'Etat qui a déjà commencé à indemniser les victimes, semble avoir tiré les enseignements qu'il faut. Le chef de l'Etat a immédiatement décidé de commander six avions de lutte contre le feu pour mieux équiper les forces de la Protection civile dans leur guerre contre les feux. Il a aussi été ordonné la construction d'hôpitaux spécialisés pour les grands brûlés afin d'assurer une meilleure prise en charge des victimes. La législation a, de son côté, été renforcée pour dissuader les pyromanes qui encourent désormais entre 15 ans de prison jusqu'à la perpétuité. Une décision ferme qui a pour but de ne plus revivre la même catastrophe que celle de Tizi Ouzou. Les autorités ont aussi pris des décisions importantes pour ne plus être à la merci de la météo. Dans l'urgence, des forages ont été lancés, à travers les différentes communes du pays, pour assurer une alimentation «correcte» en eau potable. La stratégie hydrique du pays a été, elle, complètement revue. Les stations de dessalement de l'eau de mer sont revenues au c?ur de ce plan. Des anciennes stations ont été réactivées et de nouveaux projets ont été lancés. Plusieurs de ces stations ont déjà été livrées, à l'image de celle de Palm Beach dans la banlieue Ouest d'Alger. La sécheresse qui frappe le pays a aussi permis l'enclenchement d'opérations gigantesques concernant les barrages. Cela afin d'être prêt à l'arrivée des grandes pluies pour mieux récolter ce précieux liquide. La troisième vague de la Covid-19 a, elle, mis à nu les défaillances de notre système de santé, particulièrement le problème de l'oxygène médical et sa gestion. En plus des générateurs qui sont en train d'équiper les structures sanitaires, des décisions ont été prises pour l'augmentation de la production nationale et l'amélioration de la chaîne de distribution. Un « grand ménage » a aussi été demandé par le président Tebboune dans le secteur du médicament. L'objectif étant de mettre fin au «diktat» de certains opérateurs, devenus spéculateurs. Le cauchemar de l'été aura donc été une occasion pour remettre certaines pendules à l'heure. Un mal pour un bien ' Wait and see?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Walid AIT SAID
Source : www.lexpressiondz.com