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Des citoyens agressés par des malades mentaux



Des citoyens agressés par des malades mentaux
De nombreux citoyens sont victimes d'agressions par des malades mentaux en plein centre-ville d'Alger. Des femmes, des personnes âgées, voire des jeunes, sont nombreux à faire les frais du laisser-aller des autorités publiques, qui ne jugent pas utile de prendre des mesures pour trouver un refuge et soigner ces personnes malades qui constituent un sérieux danger pour les habitants.Il y a quelques jours, une vieille dame a été sévèrement battue par un malade mental à la rue Larbi Ben M'hidi. La pauvre femme est tombée par terre, alors que son agresseur a vite pris la fuite en voyant de nombreux piétons courir pour venir en aide à la victime. «Il est connu ici, il est rarement agressif, mais parfois il déconne», raconte un habitué des lieux«Dans quelques minutes il va revenir, il est malade, Allah Ghaleb, il n'est pas conscient de ses actes», ajoute notre interlocuteur. Un peu plus loin, un père de famille raconte avoir eu la peur de sa vie il y a quelques jours, très tôt le matin. Un malade mental, plutôt jeune et physiquement très fort, s'est approché de lui, en pleine crise d'agitation et lui a demandé les clefs de sa voiture.«J'ai tenté de le raisonner mais en vain, il criait très fort, il voulait une voiture garée juste à côté et qui ne m'appartient même pas. Il s'approchait de moi dangereusement, j'ai dû le repousser violemment et prendre la fuite. Je l'ai laissé en train de vociférer», raconte-t-il. Notre interlocuteur n'a pas manqué de souligner que cet aliéné aurait pu commettre l'irréparable s'il avait rencontré une personne âgée, malade ou un enfant. Mais les mésaventures avec ces personnes malades ne s'arrêtent pas là. «Je marchais tranquillement du côté de l'avenue Pasteur, avant qu'un homme d'un certain âge, vêtements en lambeaux et barbe de plusieurs semaines, s'est approché de moi, déversant des insultes, puis m'a craché à la figure. J'étais paniqué, j'ai failli m'évanouir, puis je me suis mise à pleurer, je suis resté plusieurs jours sous le choc», raconte une étudiante. D'autres circulent quasiment nus sous le froid et la pluie. Bien qu'ils suscitent l'ire de certains citoyens accompagnés de leurs enfants ou de membres de la famille, la plupart des badauds s'apitoient sur leur sort, sans pouvoir changer grand-chose. «Où sont passés les services de l'Etat, parmi ces malades il y a des personnes agressives, mais aussi des personnes fragiles et malades. Certains d'entre eux ne mangent pas pendant plusieurs jours», nous dira un habitant de la Rue Didouche Mourad. Par crainte d'être agressés, des citoyens ayant l'habitude d'offrir de la nourriture et des vêtements aux mendiants et SDF, évitent de s'approcher de cette catégorie pourtant vulnérable. «Ils sont victimes de leur agressivité, c'est leur maladie qui est faite ainsi. C'est à l'Etat de prendre ses responsabilités et de les mettre à l'abri», soutient à juste titre ce jeune citoyen. En attendant, force est de relever qu'à Alger on n'est jamais en sécurité malgré le renforcement des mesures de sécurité. Et pour cause, cette frange de la société est tout bonnement ignorée et ne bénéficie pas de la moindre prise en charge.
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