Alger - Revue de Presse

Des buts dans le même but



Une nouvelle victoire pour l'équipe nationale. Ce qui équivaut à une nouvelle fête et une nouvelle raison de chanter et de danser dans un pays globalement privé de joie, d'expression et d'extraversion. Pourtant, ce qui a changé par rapport à la victoire contre l'Egypte, c'est la peur. Dans les grandes villes et notamment à Alger, l'idée n'était plus pour les services de sécurité de fêter avec les citoyens la victoire, mais bien d'éviter tout dérapage, d'encadrer sévèrement le déferlement de joie, le grand déploiement des forces anti-manifestants, la fermeture des rues, et la tension palpable sur le visage des 4000 policiers d'Alger a montré qu'il ne s'agissait pas d'une qualification à une coupe du monde mais bien d'un problème de haut niveau.Hasard du calendrier, l'embuscade menée contre des gendarmes à El Mansourah, suivie le lendemain d'une attaque contre un convoi policier à Beni Douala, a réussi à rétracter dans une position défensive agressive le régime.Ajouter une victoire contre la Zambie, avec les dommages collatéraux, il y avait de quoi avoir peur. Il se passe actuellement des choses particulières, que personne n'a vraiment analysées. Le régime est en état d'alerte maximale et son attitude d'hier, vue par l'intermédiaire de celle des services de sécurité, est révélatrice d'un gros malaise, d'autant que si on lit les journaux habitués à ronronner et qui s'en prennent aujourd'hui à la réconciliation nationale alors qu'ils ont toujours chanté les louanges du régime, il y a de quoi s'inquiéter.Un régime qui a peur, qui est attaqué de partout et qui craint par-dessus tout un débordement populaire.On se demande si les services de sécurité, dont l'avenir est actuellement en débat en haut lieu, ne devraient pas donner instruction à la FAF de commencer à perdre ses matches.Car en fin de compte, le grand perdant c'est le régime, pas la Zambie.
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