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«Des avancées' sur papier», selon des représentants de la société civile Le 2e rapport sur la mise en 'uvre du programme d'action sur la gouvernance présenté hier



«Des avancées' sur papier», selon des représentants de la société civile Le 2e rapport sur la mise en 'uvre du programme d'action sur la gouvernance présenté hier
Plusieurs participants de différents horizons ont désapprouvé le 2e rapport d'étape sur la mise en 'uvre du programme d'action national sur la gouvernance au titre du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (Maep), présenté hier à Alger. Ils ont expliqué qu'il est loin de la réalité vécue par les Algériens. Le rapport concernant la période 2009-2011 a été présenté à l'occasion de la commémoration du 10e anniversaire de la création du Maep, qui est «un instrument d'autoévaluation convenu d'accord partie, par les Etats membres de l'Union africaine, afin d'identifier les forces et défis dans quatre domaines thématiques de gouvernance».
Il s'agit de la gouvernance démocratique et politique, la gouvernance et la gestion économiques, la gouvernance d'entreprise et le développement socioéconomique. Le document, qui évoque les avancées dans le domaine de la gouvernance, omet d'évoquer la réalité des syndicats autonomes qui sont ignorés et marginalisés notamment lors des tripartites, a relevé le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), Mohamed Yousfi. Ce dernier a parlé des entraves à l'activité syndicale et de la marginalisation des syndicats autonomes du secteur dans les consultations relatives à la santé qui accuse d'énormes retards et ne répond pas aux besoins de la population.
Lorsqu'un syndicat autonome engage un mouvement de protestation pour réclamer des droits socioprofessionnels, la justice intervient rapidement pour déclarer la grève illégale. «De quelle société civile parle-t-on '», s'est-il demandé, réclamant le droit des syndicats autonomes à contribuer dans l'édification du socle démocratique.
D'autres intervenants du mouvement associatif, comme les associations des handicapés, ont mis l'accent sur «la faible, voire «l'absence» de la mise en 'uvre des lois et des différents textes. Le décalage entre la promulgation des textes et leur application souffre encore d'insuffisances, a reconnu M. Hadid, notant les insuffisances du service public. De son côté, Mouloud Kheloufi, président de l'Association générale des entrepreneurs algériens (Agea), a plaidé pour «la transparence dans l'attribution des marchés publics» et l'engagement des mesures à même de relancer le secteur du BTPH, qui recule depuis plusieurs années malgré les ambitieux programmes du secteur.
L'augmentation du taux de la préférence nationale de 15 à 25% dans le cadre de la réglementation des marchés publics ne connaît pas encore de concrétisation sur le terrain puisque les entreprises privées, particulièrement, souffrent encore de multiples contraintes.
Une économie dépendante du baril
L'économie algérienne est encore dépendante des hydrocarbures malgré les différents mécanismes instaurés pour la relancer, ont fait remarquer des participants.
De son côté, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a défendu ce rapport en estimant qu'il montre que «l'Algérie a réalisé des avancées appréciables dans plusieurs domaines». Les chiffres évoqués dans le rapport sont validés par les organismes internationaux, a-t-il souligné. Les statistiques sur le chômage, par exemple, ont été élaborées conformément aux modes de calcul du Bureau international du travail (BIT), insistera M. Messahel, pour défendre la véracité des chiffres du rapport qui évoquent des évolutions appréciables dans différents domaines.
Pour sa part, Rabah Hadid, ambassadeur conseiller auprès du ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines, a indiqué que le document fait ressortir une croissance économique hors hydrocarbures de 6,1 % en moyenne annuelle entre 2001-2011. Concernant la lutte contre la corruption et le blanchiment d'argent, le rapport précise que «la justice dispose désormais de tous les moyens nécessaires pour réprimer les infractions de corruption».
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