
L'idée a muri durant plus de deux ans dans les tiroirs du ministère des Affaires étrangères, lors de la visite officielle de M. Ramtane Lamamra au Canada en 2014, où le projet lui a été soumis par des membres de la communauté nationale établie au pays de l'Erable. Deux ans plus tard, le projet endossé par le MAE refait surface avec un contenu concret. Pour ce faire, un comité d'organisation qui implique également les départements de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de la Culture a été mis en place et prévoit d'organiser ces journées du 14 au 19 octobre 2016 à Alger. Les artistes retenus pour participer à cette première édition suscitent quelques interrogations. Au consulat, on s'en lave les mains. "Nous n'avons fait que proposer des noms. Et notre liste a été la plus large possible. C'est le comité d'organisation à Alger qui a toute latitude d'arrêter la liste définitive des participants, selon des critères bien établis", nous dit-on. Le choix du comité d'organisation s'est porté donc sur une liste d'une cinquantaine de participants, entre universitaires, scientifiques et artistes. Un communiqué final devrait être publié cette semaine, avant le coup d'envoi des Journées scientifiques et culturelles. Sur quelle base a été établie la liste des participants ' "Nous avons nos propres informations pour choisir les profils", rétorque notre source, qui précise que le projet a vocation de se pérenniser dans une régularité qui reste à déterminer. Certains artistes ont été contactés d'Alger pour participer aux journées, mais on a pris soin de leur préciser que mis à part la prise en charge du séjour, dont le billet d'avion, il n'y aurait pas de cachet de prestation. C'est le cas du groupe Berbanya qui a été sollicité mais a décliné l'invitation. "Nous avons été effectivement contactés pour prendre part aux Journées scientifiques et culturelles. On nous a dit que le billet d'avion était pris en charge, mais aucun cachet ne sera versé", nous explique un membre du groupe de musique berbère. "Dans le groupe, on s'est dit qu'on ne pouvait pas abandonner nos emplois et ne pas recevoir de cachet. D'où notre refus diplomatique de prendre part à ce rendez-vous", soutient notre interlocuteur qui ne sait pas si la même chose a été proposée aux autres artistes sollicités. Cela remet au goût du jour la problématique du cachet des artistes dans des activités chapeautées par les structures étatiques. On s'en souvient de la polémique née après le versement d'un cachet mirobolant à une chanteuse du Moyen-Orient en pleine crise d'austérité.Y. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yahia Arkat
Source : www.liberte-algerie.com