La majorité des artistes présents hier au Palais de la culture ont affirmé que «Warda a été rappelée à Dieu alors qu'elle s'apprêtait à célébrer aux côtés de ses concitoyens et concitoyennes le cinquantenaire de l'Indépendance et à y apporter sa contribution par ses créations sublimes.
C'est une voix qui s'élève pour dire je t'aime mon pays et elle restera toujours gravée dans nos mémoires». Présent à cette cérémonie, Mustapha Cherif, ancien ministre et ambassadeur d'Algérie au Caire, a déclaré que le décès de Warda était «la plus grande perte pour l'art et la culture algériens en cinquante ans».
Ayant côtoyé la défunte au Caire, Mustapha Cherif a confié avoir partagé avec Warda les espérances de l'Algérie. «Le mot Algérie signifiait pour elle la liberté et ce qu'il y a de plus beau dans l'histoire des peuples au 20e siècle», a-t-il souligné. Amine Zaoui, écrivain et ancien directeur de la Bibliothèque nationale, a indiqué pour sa part admirer Warda «pour avoir forgé sa personnalité en conjuguant l'art avec l'engagement pour l'indépendance des peuples».
Pour Nacer Mehal, ministre de la Communication, «c'est évidemment un moment très éprouvant pour tout le monde, c'est un moment d'émotion et de dignité aussi parce qu'avec Warda El Djazaïria, on se remémore surtout son passé, ce qu'elle a donné à la chanson arabe et à la chanson algérienne et ce qu'elle a donné à son pays.
Lors de tous les grands moments de l'histoire de l'Algérie contemporaine, elle était toujours là, présente avec ses engagements, son amour pour son pays et pour son peuple. Je crois qu'aujourd'hui, avec tout le monde qu'on voit ici au Palais du peuple, c'est la justification d'un immense hommage, mais tout ce qu'on peut faire ne sera pas au niveau de que ce qu'a donné Warda à l'Algérie». Nadir Larbaoui, ambassadeur d'Algérie en Egypte, a relevé de son côté :
«Que puis-je dire à propos d'une grande dame qui a été une véritable icône de la culture et de la musique arabe, de Warda El Djazairia qui a été aussi un symbole du nationalisme et qui a consacré sa vie à la culture grâce à sa créativité, à sa culture et à son attachement à son identité '
Puisse Dieu l'accueillir dans Son Vaste Paradis. Je tiens aussi à rappeler que j'ai rencontré Mme Warda une semaine avant sa disparition, et elle était impatiente de participer et de partager avec le peuple algérien la célébration du 50e anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie». Hamraoui Habib Chawki, ancien ministre de la Culture qui a, lui aussi, été très touchée par le décès de Warda a déclaré : «Je pense que Warda est un exemple de bonté,
de sincérité, de patriotisme et d'amour. Perdre un monument de la chanson contemporaine, c'est perdre une partie de nous, mais cela nous donne aussi la force de vivre avec les mêmes valeurs que sont la sincérité, la bonté et l'amour de son pays l'Algérie».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M C
Source : www.letempsdz.com