
La passion n'a pas d'âge, spécialement pour un homme nommé Derouaz. Beaucoup avaient, pourtant, parié que l'ex-coach des Verts, suite aux multiples turpitudes et léthargies qu'on lui avait imposées, allait fuir les décors de la petite balle. Derouaz s'est fait rare mais est resté apte à la riposte quant la situation l'exigeait. Pour dire ses « directs » comme un tir en extension dans le strict respect de la philosophie de ce jeu où, seules, les mains sont utilisées. Malgré les complots, la délation et l'exclusion dictée par les faux décideurs de la FAHB, de la CAHB sous la pression de la fédération internationale, l'Egyptien Hassan Moustafa est venu à Alger donner la bise du cobra au... AZIZ de l'ère d'or du hand national. Une trahison exécutée ici même à Alger ! Derouaz est resté vivant. Passons pour réécouter le hand comme l'aime Derouaz. Le quintuple champion d'Afrique des nations pense du bien de cette nouvelle cuvée malgré la défaite contre l'adversaire « éternel », l'Egypte. Le succès de vendredi face au Gabon est une formalité. Ce qui n'est pas rassurant est cette précipitation de l'attaque pendant que la défense s'éparpille, surtout en début de match et au finish. Derouaz estime que ce tournoi s'inscrit dans la renaissance de l'équipe du revenant Bouchekriou. Car, lorsqu'une sélection évolue, au niveau d'une phase finale, avec des jeunes de 19 et 20 ans pour leur baptême du feu et d'autres joueurs « doublures » pour vous sortir un beau match, il n'est pas osé de dire qu'il y a du beau dans ce bond. Les Verts, après ce match contre le Gabon, ont plié leur 114e rencontre de coupe d'Afrique en ce début de la 22e CAN qui se déroule en Egypte. L'école algérienne est solide malgré des passages à vide au même titre que les deux autres citadelles que sont la Tunisie et l'Egypte. Aujourd'hui, le temps des reconquêtes a sonné quand bien même le baril de pétrole fait des tonneaux. D'abord conforter la maison « fahb » et regicler les façades des ligues avant de remettre la balle au centre dans les championnats locaux. Ne plus rejouer à l'hibernation de l'équipe nationale, sept mois de chômage après le départ de Zeguili, et en finir avec les carriéristes et bureaucrates d'une discipline qui a besoin de technicité et d'exécution rapide. Et, si Derouaz ou encore Djaffar Yefsah reconnaissent que cette jeune formation est pleine de jus, la garantie du fruit est assurée. Au moins à moyen terme. Ce serait déjà la fin d'un bricolage qui a failli trop durer.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M H
Source : www.horizons-dz.com