
Même si l'accord d'Alger sur la réduction de la production des pays membres de l'Opep a été applaudi et qualifié d'historique par les acteurs mêmes du Cartel, rien n'était gagné dans un marché volatile sujet à toutes les influences extérieures allant de la simple rumeur amplifiée par des médias «alignés» au discours inaugural du nouveau président américain dont l'élection surprise a d'ores et déjà impacté négativement les prix du baril. Ceux qui pensaient qu'après l'annonce de la décision prise dans la capitale algérienne en septembre dernier les prix allaient rebondir en sont pour leurs frais.On a certes assisté à un frémissement du marché dans les heures et les jours qui ont suivi, sans plus, d'autant plus que les modalités d'application de l'accord et la tenue de la conférence ministérielle de l'Opep à Vienne ont créé un moment de flottement où sont venus s'infiltrer des bruits sur la volonté saoudienne d'augmenter sa production. A moins de cinq jours du rendez-vous crucial autrichien, tous les regards sont braqués sur les tentatives algériennes de fédérer les décisions des pays membres et non membres de l'Opep pour la réussite de cette conférence. Premier signe positif, le Comité d'experts de l'Organisation a opté pour la proposition algérienne pour être soumise à sa conférence ministérielle qui se tiendra le 30 novembre prochain à Vienne. Le ministre de l'Energie poursuit donc sa tournée entamée en amont de la rencontre d'Alger.Vienne devra sanctionner sur le terrain l'accord théorique arraché à Alger et devra répartir les nouveaux quotas de production entre les membres de l'Opep en exceptant l'Iran, le Nigeria et la Libye, chaque pays pour des considérations propres. Alger sait pertinemment que la coordination est devenue le maître-mot des pays producteurs de pétrole, membres ou non du Cartel, pour rééquilibrer le marché sérieusement secoué, ces derniers temps, par des annonces contradictoires en provenance de Téhéran ou de Ryadh.L'Algérie multiplie les efforts de convergence car elle ne peut se satisfaire, elle et tous les autres pays frappés par la chute des prix du baril, mais surtout elle, d'une mercuriale tournant autour des 47 dollars, loin de la barre des 50 et surtout des 60 dollars attendus comme seuil minimal. Cette dernière ligne droite s'annonce décisive pour les recettes du pays, son avenir et sa balance commerciale. Elle est d'autant plus cruciale que la crise budgétaire a été endossée par le simple citoyen qui doit faire face à des augmentations des prix dans tous les domaines de son quotidien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Wafi
Source : www.lequotidien-oran.com