Photo : M. Hacène
Par Abdelghani Aïchoun
Arrivé vers le mois de novembre dernier, à la tête de la barre technique du Doyen, Bracci a pu, en l'espace de quelques journées, faire sortir le club de la zone rouge. Mais, pour son malheur, l'équipe a mal débuté la phase retour en enregistrant trois contre-performances à domicile, à savoir les nuls face à la JSK, au CSC et enfin à la JSMB. L'entraîneur devait rencontrer les dirigeants du club hier matin. Si un accord n'est pas trouvé entre les deux parties, le MCA risquerait de se retrouver dans la même situation qu'avec l'autre français Robert Nouzaret qu'il a finalement fortement dédommagé. Trois autres clubs de Ligue 1 ont changé leurs entraîneurs en ce début de phase retour. Ainsi, l'autre équipe algéroise, en l'occurrence l'USM Alger, a décidé de recruter Ighil Meziane qui a entamé son travail avant-hier. Il a remplacé le français Didier Ollé-Nicolle qui, pourtant, n'a pas quitté le club. La direction lui a proposé un poste de Directeur technique sportif (DTS) qu'il va apparemment refuser. Là encore, les dirigeants de l'USM Alger seront forcés de dédommager le coach d'autant plus que celui-ci avait signé un contrat de deux ans. Le nouvel entraîneur de l'USM Alger, Ighil Meziane avait, il y a environ deux semaines, été démis de ses fonctions à la JSK. Cette fois-ci le limogeage n'avait rien à voir avec les résultats sportifs. Aussitôt recruté, le président du club Mohand Chérif Hannachi voulait se séparer de lui. Pour plus d'un, la personnalité forte du nouveau coach fait qu'il est devenu, en l'espace de quelques jours seulement, indésirable aux yeux du président et de son entourage. La mission a été par la suite confiée à celui qui était son adjoint, Mourad Karouf. Le dernier club à avoir connu un changement au niveau de sa barre technique est le CS Constantine. Celui-ci a recruté Rachid Belhout qui vient en remplacement de Rachid Bouarata qui a démissionné, il y a trois semaines, après la défaite à domicile de l'équipe face à l'ASO. Face aux différents dysfonctionnements que connait le football national, l'entraîneur continue à être le parfait bouc-émissaire pour les dirigeants qui n'acceptent jamais de se remettre en cause. Et la professionnalisation n'aura finalement rien réglé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A A
Source : www.latribune-online.com