Les experts en matière de préservation et de mise en valeur des sites culturels immobiliers réunis, avant-hier, à Boumerdès dans le cadre de deux journées d'études sur la vieille ville de Dellys, ont mis l'accent sur l'exploitation judicieuse des leçons des deux expériences négatives concernant la réhabilitation de la Casbah d'Alger et du «Vieux Rocher» de la ville de Constantine. En application des dispositions de l'article 42 de la loi n°98/04 du 15 juin 1998, il a été créé un secteur sauvegardé dans la ville de Dellys, à 60 km à l'est de Boumerdès, dénommé vieille ville, plus connu sous le nom de Casbah de Dellys. Cet article a été complété le 05 octobre 2003 par un autre décret portant sur les modalités d'établissement du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardés. C'est, effectivement, dans ce cadre que la direction de la Culture de Boumerdès a initié deux journées d'études dans le but de sortir avec des recommandations pour la prise en charge des travaux de réhabilitation et de mise en valeur de la Casbah de Dellys. Auparavant, il faut rappeler que le wali de Boumerdès avait donné son accord pour désigner l'office de gestion et d'exploitation des biens culturels protégés (OGEBCP), en qualité de maître d'ouvrage délégué en avril 2007 lequel prendra en charge l'élaboration du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de la Casbah de Dellys. Le directeur général de cette institution étatique (Epic) M. Dahmani Mohamed a intervenu, avant-hier, lors de ces journées d'études pour expliquer à l'assistance le projet de la Casbah de Dellys pour lequel son organisme va piloter la gestion technique. Il s'agit, en fait, de trois importantes étapes dont la première sera axée sur l'urgence d'une prise en charge, la deuxième sur les analyses du terrain et des connaissances et, enfin, la 3ème concerne l'élaboration, proprement dite, du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardés (PPSMV/SS). Pour ce faire l'Etat a débloqué une enveloppe de 17,5 milliards de centimes pour accompagner financièrement des actions qui seront entreprises dans ce cadre. Cependant, et selon certains experts, cette première expérience de la restauration de la Casbah de Dellys est très importante pour les autres actions qui seront entreprises, à l'avenir, à travers d'autres sites en Algérie. Toutefois, ils ont insisté sur la normalisation de la vie urbaine à Dellys par une série d'interventions, notamment en ce qui concerne l'hygiène des lieux qui laisse à désirer, ces dernières années. Aussi, «faut-il noter, a ajouté un intervenant, qu'une opération de la sorte ne peut réussir qu'avec la collaboration effective des propriétaires des bâtisses eux-mêmes». Enfin, il faut savoir que le démarrage de la première étape du projet de la Casbah de Dellys est prévue pour la fin du mois en cours et prendra plusieurs années.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : K R
Source : www.lequotidien-oran.com