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De nouvelles habitations pour un nouveau départ



De nouvelles habitations pour un nouveau départ
Les habitants qui viennent d'être relogés vont bientôt voir leur nouvelle cité dotée d'infrastructures complémentaires.La wilaya d'Alger s'est lancée dans un projet de grande envergure, celui de redonner à la capitale sa beauté d'antan, en mettant fin à la construction d'habitations précaires et supprimant les nombreux bidonvilles qui, pour certains, datent des années 1970. Ainsi, pour s'enquérir du quotidien des habitants des nouvelles cités, nous avons effectué une virée à la commune de Birtouta. Cette dernière compte plusieurs nouvelles cités, comme El Kehla, avec près de 771 logements.Les habitants que nous avons rencontrés sont issus des bidonvilles de la commune de Oued Koriche et de Aïn El Melha, à Aïn Naâdja. Aussi, après avoir été relogés, en janvier dernier, nous avons trouvé utile d'aller rendre visite à ces familles pour voir si l'entente entre habitants de plusieurs quartiers populaires était bonne, et aussi comment les habitants de Birtouta les ont accueillis. En arrivant à la nouvelle cité fraîchement goudronnée, on remarque que les travaux ne sont pas totalement terminés. L'entrée principale est encore un tracé de terre qui, visiblement, a été délabrée suite aux fortes chutes de pluie survenues il n'y a pas si longtemps.Cependant, cela ne décourage pas pour autant les habitants, qui montrent quand même des signes de satisfaction. A l'intérieur de la cité, qui appartient à l'OPGI de Hussein Dey, la promotion a été divisée en deux parties délimitées par une route.La première est bien encadrée par une annexe de l'OPGI, avec une équipe sur place, prête à répondre aux appels des habitants en cas de petits soucis à l'intérieur des appartements ou même à l'extérieur. En ce qui concerne la deuxième, elle sera livrée dès la prochaine opération de relogement, qui aura lieu avant le mois sacré de Ramadhan.Sur les lieux, nous avons rencontré Khaled, qui travaille au bureau de l'OPGI de la nouvelle cité. Nous l'avons suivi dans sa tâche quotidienne et constaté qu'une équipe d'entretien ?uvre tous les jours pour garder la cité propre. «Des jardiniers sont constamment à pied d'?uvre pour le nettoyage et l'entretien des espaces verts, nous avons également entamé une opération de jardinage qui se distingue par la plantation de rosiers, de palmiers, de plantes grimpantes et même une pelouse qui entoure les 23 immeubles et que nous entretenons tous les jours», explique l'employé.Par ailleurs, notre interlocuteur nous informe que les ouvriers chinois présents à El Kehla peuvent répondre aux nombreuses demandes des habitants, comme le remplacement d'interrupteurs électriques et même des travaux d'assainissement. Mais un habitant nous a affirmé que son immeuble a un problème d'eau : «Nos caves sont inondées, même si des ouvriers font tout pour les assainir.» Nous avons rencontré le directeur du site, qui a également en charge plusieurs cités, Chelded Nouredine.Il nous a clairement expliqué que la cité va bientôt connaître une expansion à travers la construction d'une mosquée qui sera bien ouverte à la communauté. «Nous allons également construire un centre de santé pour les nombreux habitants qui viendront par la suite compléter les 500 déjà présents», confie-t-il. Ce dernier mentionne : «Nous sommes en phase de construction d'une école primaire, elle sera opérationnelle dès la rentrée 2016/2017 pour le plus grand plaisir des habitants, qui verront leurs enfants plus proches des habitations au lieu de traverser la route et de s'exposer aux nombreux dangers.»Fini les ParabolesDepuis des années, les paraboles ont fleuri sur les balcons des immeubles, leur donnant ainsi un aspect peu reluisant. Aujourd'hui, dans ces nouvelles cités, les services de l'OPGI ont strictement interdit l'installation de ces antennes sur les façades des immeubles. «Nous avons prévenu tous les résidants qu'il est interdit de toucher aux murs des immeubles, nous avons installé quatre paraboles collectives qui captent toutes les chaînes étrangères, mais pour ceux qui veulent une parabole, ils doivent trouver un moyen esthétique pour l'installer pour ne pas avoir de problèmes avec l'OPGI», déclare M. Khaled. Les climatiseurs aussi doivent être installés à l'intérieur des balcons pour des raisons d'esthétique. «Le règlement est strict et celui qui ne l'applique pas peut s'exposer à des démêlés avec la justice», nous informe Chelded Nouredine.Avis aux résidantsAvec cette nouvelle cité, Birtouta s'agrandit pour devenir un important pôle d'habitations. Les autoroutes de la commune permettent aux habitants de rejoindre rapidement le centre-ville de la capitale avant de rentrer chez eux en toute sécurité, même si une habitante nous a confié qu'au début, elle avait peur de sortir ou de rentrer le soir dans l'obscurité et dans une commune qu'elle ne connaît que par son appellation.Nous avons également été interpellés par un groupe de résidantes, qui nous ont fait part qu'à plusieurs reprises des altercations se sont produites entre jeunes du quartier et anciens habitants de Birtouta. Une dame évoque l'intolérance : «Depuis notre arrivée en janvier, nous nous efforçons de nous intégrer au sein de la communauté, mais il semble que certains jeunes de Birtouta ne veulent pas de nous. Nous avons subi des agressions verbales et même physiques.Une jeune fille a été violentée pour lui dérober son sac à main et son portable.» Il y a même eu des rixes au niveau de l'école primaire, où des jeunes se sont battus avec des armes blanches. Ces mêmes nouveaux habitants demandent une forte présence des forces de l'ordre, qu'elle soit de la gendarmerie ou de la police. «Il nous faut une brigade dans la cité, qui est appelée à grandir, même si nous sommes venus avec des enfants très jeunes, d'autres sont des adolescents et sont arrivés avec des habitudes bien dangereuses, comme la consommation de la drogue et le port d'armes blanches», se révolte un habitant de la cité.


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