Alger

De nouveaux soutiens pour la filière lait



Le ministère de l'Agriculture et du Développement rural étudie actuellement de nouvelles formes de soutien à la filière lait, tout en associant les principaux acteurs, à savoir les éleveurs, les collecteurs et les transformateurs du lait. La secrétaire générale de la Chambre nationale de l'agriculture a affirmé hier, en marge d'une conférence de presse animée au Palais des expositions, dans la perspective de la tenue du 1er Salon international du lait et dérivés, prévue du 27 au 29 mai, que le département de Saïd Barkat étudie actuellement de nouvelles mesures de soutien. «C'est une demande des principaux acteurs de la filière lait, notamment des éleveurs», a-t-elle précisé. Le président de la Chambre nationale de l'agriculture, Ould Hocine Kadour, a expliqué que ce 1er salon, organisé par Comesta Media, regroupant une centaine d'exposants, permettra à coup sûr aux professionnels du secteur de débattre des dysfonctionnements dans le secteur. Il a également affirmé que ce salon permettra aux acteurs du secteur de faire des propositions qui seront transmises à la tutelle et au gouvernement pour booster la filière. Ould Hocine a précédé l'événement en affirmant que les éleveurs réclament déjà un réajustement des soutiens, notamment au profit des producteurs. Le président de la Chambre a affirmé que le premier Silait permettra de développer une plate-forme de contacts entre les agriculteurs, les producteurs, les transformateurs et l'ensemble des acteurs de la filière. Il affirmera en outre que l'Algérie a toutes les capacités pour développer l'industrie laitière. La filière, qui connaît une croissance annuelle de 8%, avec un taux de collecte inférieur à 15% des besoins nationaux, reste fortement dépendante de l'importation de poudre de lait. L'Algérie importe annuellement en moyenne pour 600 millions de dollars de lait en poudre pour combler le déficit de sa production en lait frais, estimé à environ 1 milliard de litres par an. La substitution du lait cru à la poudre reste encore insuffisante en raison d'un déficit dans les structures de collecte et du coût élevé de cette dernière, découlant de la dispersion des collecteurs. Selon des statistiques, la production de lait pasteurisé représente 90% de l'activité des laiteries et elle est tributaire des importations de la poudre de lait, alors que le lait de vache collecté a un taux d'intégration de 30%. Le pays compte 900.000 vaches laitières pour une demande estimée à 3,5 milliards de litres de lait/an et une consommation par habitant de 110 litres/an. La production nationale de lait frais couvre 57% des besoins nationaux. Les secteurs privé et public ont une capacité de production de l'ordre de 2,5 milliards de litres. Ould Hocine a rappelé les engagements de l'Etat pour soutenir la filière, des soutiens qui restent, selon les professionnels, insuffisants et mal ajustés. Pourtant, la filière, comme le confirment les conférenciers, recèle de réelles potentialités. En ce qui concerne les investissements étrangers dans la filière, la secrétaire générale de la Chambre a affirmé que d'importants groupes internationaux ont investi dans ce secteur, notamment des groupes français. Pour ce qui est du mégaprojet d'élevage et de production du lait annoncé par les Emirats arabes, la secrétaire générale a affirmé que «le projet est toujours en négociation entre les deux parties».
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