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De la tyrannie à la barbarie Sous la Plume



De la tyrannie à la barbarie                                    Sous la Plume
Il est mort, le tyran ! C'est le premier dirigeant arabe à avoir été tué depuis le début du "Printemps arabe". Une victoire historique pour le peuple libyen mais aussi pour l'Occident qui a mis toute son artillerie pour mettre un terme à quarante-deux ans de dictature et d'un pouvoir sans partage avec des méthodes peu orthodoxes Nul ne le conteste. Mais ce qui paraît contestable, c'est l'hystérie populaire qui s'est emparé du corps pour le lyncher alors que Kadhafi était bel et bien mort, soit par les tirs de l'Otan ou les forces du CNT. Sur ce point, les voix sont discordantes. Qu'importe ! Le flou entoure sa capture et son exécution sommaire pour laquelle se sont félicités les pays des droits de l'Homme. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne ont applaudi à la chute du tyran sans avoir un seul mot, ni une syllabe pour s'offusquer des pratiques barbares d'un autre âge. Un procès après sa capture en Libye ou encore traduit devant le TPI aurait donné un gage à la hauteur de l'évènement. Les images vidéo, très dures et crues, montrées par les différentes télévisions étrangères, ont-elles aussi participé à briser le mythe et à exhiber sa déchéance ' Quatre décennies de frustrations, de ranc'urs, de haines accumulées trouvent un exutoire dans ces images humiliantes et dégradantes d'un cadavre mutilé et malmené. Tout comme a été humiliante la capture de Saddam Hussein par les Américains, tout comme a été humiliant le procès de Hosni Moubarak sous perfusion encagé comme un animal dangereux. Il reste que l'Afrique est partagée par, d'un côté, des pays qui ont été touchés par les révolutions arabes et qui se sont réjouis de la mort de l'ex-dirigeant libyen, et, de l'autre, par le Tchad et le Niger deux pays qui se sentent orphelins. Le CNT, qui doit venir prochainement à Alger pour des discussions, entend demander aux autorités algériennes l'extradition de la famille Kadhafi accueillie pour des raisons humanitaires. Ce sera un véritable dilemme pour l'Algérie qui a reconnu le CNT qui n'a toujours pas constitué de gouvernement. Avec la mort de Kadhafi, les choses vont-elles se décanter pour une réconciliation nationale, et la Libye tournera-t-elle la page pour un retour à la paix '
Il est mort, le tyran ! C'est le premier dirigeant arabe à avoir été tué depuis le début du "Printemps arabe". Une victoire historique pour le peuple libyen mais aussi pour l'Occident qui a mis toute son artillerie pour mettre un terme à quarante-deux ans de dictature et d'un pouvoir sans partage avec des méthodes peu orthodoxes Nul ne le conteste. Mais ce qui paraît contestable, c'est l'hystérie populaire qui s'est emparé du corps pour le lyncher alors que Kadhafi était bel et bien mort, soit par les tirs de l'Otan ou les forces du CNT. Sur ce point, les voix sont discordantes. Qu'importe ! Le flou entoure sa capture et son exécution sommaire pour laquelle se sont félicités les pays des droits de l'Homme. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne ont applaudi à la chute du tyran sans avoir un seul mot, ni une syllabe pour s'offusquer des pratiques barbares d'un autre âge. Un procès après sa capture en Libye ou encore traduit devant le TPI aurait donné un gage à la hauteur de l'évènement. Les images vidéo, très dures et crues, montrées par les différentes télévisions étrangères, ont-elles aussi participé à briser le mythe et à exhiber sa déchéance ' Quatre décennies de frustrations, de ranc'urs, de haines accumulées trouvent un exutoire dans ces images humiliantes et dégradantes d'un cadavre mutilé et malmené. Tout comme a été humiliante la capture de Saddam Hussein par les Américains, tout comme a été humiliant le procès de Hosni Moubarak sous perfusion encagé comme un animal dangereux. Il reste que l'Afrique est partagée par, d'un côté, des pays qui ont été touchés par les révolutions arabes et qui se sont réjouis de la mort de l'ex-dirigeant libyen, et, de l'autre, par le Tchad et le Niger deux pays qui se sentent orphelins. Le CNT, qui doit venir prochainement à Alger pour des discussions, entend demander aux autorités algériennes l'extradition de la famille Kadhafi accueillie pour des raisons humanitaires. Ce sera un véritable dilemme pour l'Algérie qui a reconnu le CNT qui n'a toujours pas constitué de gouvernement. Avec la mort de Kadhafi, les choses vont-elles se décanter pour une réconciliation nationale, et la Libye tournera-t-elle la page pour un retour à la paix '
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