
On est le 20 avril 2014, l'Algérie a tourné la page du 17 avril pour retrouver l'image d'un pays qui avance au gré des tempêtes et des révolutions arabes. L'Algérie qui n'a jamais perdu ses couleurs et ses repères a retrouvé sa quiétude et son assurance légendaire. Les promesses de chaos lancées par des apprentis politiciens et des pseudos charlatans du futur, se sont très vite transformées en théorie du maintien. Les appels au changement démocratique sont passés par l'inéluctable test des urnes, seul modèle d'expression démocratique reconnu sur la planète. Bouteflika qui était donné malade, souffrant, incapable de faire lui-même la campagne a répondu par la volonté du peuple avec un score inimaginable aujourd'hui dans le Monde arabe. Mais c'est la volonté du peuple et le peuple seulement. Il faudrait apprendre à la respecter, à l'accepter et surtout à la comprendre cette volonté. Qu'avons-nous gagné quand nous avons donné les clés de la démocratie aux islamistes en 1990' Nous avons subi plus d'une décennie de terrorisme aveugle, freinant au passage totalement le développement de notre pays considéré déjà comme émergent dans la région Mena. Aujourd'hui, tout le Monde arabe a le regard tourné vers l'Algérie et le résultat de son élection présidentielle. Ceux qui attendaient de voir le pays plonger dans le chaos, ceux qui prédisaient l'explosion des dernières réserves de colère populaire et le déclenchement d'une révolution par le sang, ont découvert que l'Algérie n'est pas l'Egypte, ne sera pas la Tunisie et ne deviendra jamais la Syrie.Ceux qui espéraient que l'Algérie retombe dans l'enfer des années 1990, et dans la violence gore de Bentalha et Sidi Moussa, se sont crevés les yeux. Ceux qui avaient espéré voir la violence et la fitna s'exporter de Ghardaïa à Tkout, de Berriane à Alger, se sont amèrement trompés de boule de cristal. L'avenir de l'Algérie sera malgré les commentaires acerbes des médias occidentaux plus rassurant. Le peuple algérien a choisi la stabilité et le maintien plutôt que l'aventure et le chaos. Les Algériens ont choisi la route la moins sinueuse pour tracer leur avenir. Ils ont voulu imprimer avec leur voix et leur raison, les lettres de la continuité et de l'espoir. Ils ont choisi de transmettre un message électoral clair aux vendeurs de modèles préfabriqués de la démocratie moderne, pour leur signifier que l'Algérie n'accepte pas le diktat des idées reçues, la menace de «moi ou le chaos» et les promesses de démocratie libre et des engagements de liberté d'expression. On a vu le résultat ravageur en Egypte, en Tunisie et surtout en Syrie. La démocratie n'est pas un modèle unique, qu'on peut adapter à chaque nation. C'est un système modulable, transformable et surtout inflammable qui plonge un pays d'une démocratie locale en une révolution générale et finit au passage dans un chaos généralisé qui divise les peuples et les communautés. Le meilleur exemple des affres de la démocratie plurielle, colorée et feutrée a été testé avec échec en Europe de l'Est et plus récemment en Ukraine. Alors, adoptons la théorie du maintien en prévision de la théorie du chaos.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim AGGAR
Source : www.lexpressiondz.com