
Le gouvernement donne le La de la rentrée sociale. Le président de la République a réuni, hier à Alger, le Conseil des ministres pour examiner plusieurs dossiers de première importance. La loi de Finances 2015, la révision du code du travail,notamment le fameux article 87 bis relatif à la grille des salaires, l'encouragement de l'investissement, le logement et l'équipement du territoire ainsi que l'amélioration du service public sont autant de points qui figurent à l'ordre du jour. Les attentes légitimes des citoyens dans tous ces domaines sont, bien évidemment, énormes et les réponses de l'exécutif sont vivement attendues. La rentrée scolaire, qui interviendra sous peu, doit être également abordée à la lumière des réformes et des améliorations progressivement introduites par la nouvelle ministre. De nouvelles méthodes de travail et de gestion sont mises en ?uvre dans ce secteur névralgique qui table, désormais, sur la qualité de l'enseignement. Agissant sur plusieurs fronts, Nouria Benghebrit est, en effet, en phase de révolutionner l'école algérienne en dépit des inerties et des obstacles dressés par les conservatismes qui la tiennent en otage depuis des lustres. La formation et le recyclage des ressources humaines, la modernisation des méthodes pédagogiques, l'amélioration graduelle des programmes et des contenus scolaires, l'ouverture d'un dialogue permanent avec les partenaires sociaux et l'assainissement de l'environnement pédagogique figurent parmi les priorités de la ministre, qui s'est engagée à redonner au baccalauréat algérien sa valeur d'antan. Ayant déjà la sympathie des parents d'élèves et de larges pans de la société civile, cette approche rationnelle et scientifique doit aussi bénéficier de l'appui du gouvernement. En matière de lutte contre le chômage, les Algériens souhaitent une forte redynamisation du secteur productif, créateur de richesses et d'emplois. Une relance qui, cependant, ne doit pas nuire aux intérêts des masses laborieuses. Au lieu de flexibiliser la législation du travail, les syndicats et les activistes sociaux suggèrent d'autres recettes incitatives, comme les avantages fiscaux et la facilité d'accès aux crédits et au foncier. Dans le secteur de l'habitat, les récentes annonces du ministre, Abdelmadjid Tebboune, ont été accueillies avec beaucoup d'optimisme par les demandeurs de logement subventionné. Il convient, là encore, de booster cette démarche qui promet de couvrir, dans les plus brefs délais, le déficit en la matière. En matière d'amélioration du service public, le citoyen lambda espère, depuis longtemps déjà, l'allègement de la bureaucratie, l'amélioration des prestations de base (santé, transport, accès à l'information et à la culture). Beaucoup de choses restent à faire dans ce registre pour couvrir correctement les besoins élémentaires des populations. Les mêmes espoirs sont nettement exprimés concernant le contrôle et la régulation du marché ainsi que la lutte contre les spéculateurs et les contrefacteurs. Effectivement, la cherté des produits de large consommation durant cet été est sur toutes les langues.En gros, les Algériens, comme tous les peuples du monde, aspirent au développement et au bien-être. Dans sa recherche de solutions efficaces à toutes ces questions, le gouvernement doit focaliser sa quête dans le sens des intérêts de la majorité pour gagner la précieuse adhésion du peuple à sa politique, sans pour autant faire dans le populisme. Par les temps qui courent, tous les acteurs sociopolitiques ont intérêt à agir de concert pour le plus grand bien de tous. C'est d'une importance absolue.K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Amghar
Source : www.latribune-online.com