De l'eau dans le gaz parmi les membres du Pacte de l'alternative démocratique dont le dernier communiqué ne semble pas avoir fait consensus en son sein.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Aussitôt ce conglomérat de partis dont le PT (Parti des travailleurs), le PST (Parti socialiste des travailleurs), l'UCP (l'Union pour le changement et le progrès) et le RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), en sus d'acteurs de la société civile), ont rendu public, une déclaration, mercredi dernier à propos des élections législatives anticipées du 12 juin prochain, et le parti que dirige Louisa Hanoune s'est empressé de le rendre public, le lendemain.
Sans se référer au PAD dont il est membre, le secrétariat permanent du bureau politique du PT, n'a fait que se démarquer de la position de rejet du tout prochain scrutin législatif.
Le PT a, en effet, tenu à rappeler sa décision de ne pas participer aux législatives de samedi prochain. A travers la «non-présentation de listes et le non-parrainage de listes» arrêtés par le comité central du parti, il y a bien de semaines de cela. Ceci dit, le parti dit refuser «toute attitude de paternalisme sur un peuple qui s'est engagé dans un puissant processus révolutionnaire depuis février 2019».
Une «différence d'appréciation», tenait à préciser, hier samedi, Youcef-Ramdhane Taâzibt, cadre dirigeant du PT qui a ajouté que le parti a décidé, de ce fait, de «ne pas prendre part à la campagne électorale en cours, sous quelque forme que ce soit».
Pour notre interlocuteur, «le PT qui lutte pour que s'exprime la souveraineté populaire ne saurait s'ériger en tuteur ni en porte-parole du peuple qui a déjà démontré sa capacité de discernement et saura, de ce fait, dégager la position qu'il juge conforme à ses aspirations et priorités».
Ceci dit, Taâzibt précise que cette «différence d'appréciation» au sein des forces du PAD à l'égard du prochain scrutin législatif anticipé «ne signifie en aucune façon un quelconque retrait» de ce conglomérat créé dans la foulée du mouvement populaire du 22 février 2019. «Le PAD n'est en aucune manière un nouveau parti, mais un espace où tout parti garde son identité et ses positions de principe», explique le cadre dirigeant du Parti des travailleurs.
Ceci dit, cette «sortie de piste» du PT est loin d'être fortuite puisque, comme le suggérait, hier samedi, une source proche du PAD, dictée par un «positionnement» post-élections législatives du 12 juin prochain. Pour rappel, les membres du Pacte pour l'alternative démocratique (PAD) ont renouvelé, mercredi dernier, leur appel au boycott du scrutin législatif du 12 juin prochain.
Pour eux, ce boycott constitue «le meilleur moyen de rapprocher et rendre incontournable l'heure d'une transition démocratique». «Face à un pouvoir qui veut en faire une bataille décisive pour sa pérennité, le PAD appelle les Algériennes et les Algériens à disqualifier le simulacre électoral du 12 juin par un rejet résolu, pacifique et massif», a affirmé ce conglomérat de partis et d'acteurs de la société civile.
Un communiqué qui n'aurait pas suivi le cheminement traditionnel dans sa confection, puisque le PT n'aurait pas été associé à sa finalisation et à son approbation.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com