En effet, je n'ai jamais douté de son bon produit, depuis des années que je l'accompagne dans son chemin du business des «hassanats» ou des bonnes ?uvres. Parce qu'avec le Dr. Mohamed Mokrani, pardon avec l'infatigable partisan de la meilleure médication, celui qui va constamment dans l'altruisme, avec une vision pure, au delà des tabous qui figent et sclérosent..., avec une vision directe, débarrassée de tout complexe..., il faut dire qu'on peut s'attendre à tout. En tout cas, avec lui, à la tête d'une équipe de volontaires, il n'y a que de bons résultats qui vont toujours crescendo, de campagne en campagne, chaque fois diversifiées, améliorées, mais surtout concrètes, réelles et plus que bénéfiques. Et ainsi, il va au-delà de lui-même, avec la confiance qu'il véhicule et qui est bien présente dans tout ce qu'il entreprend, pour le bien des enfants, de ceux-là mêmes qui ont besoin d'être aidés, assistés.Allo ! Bonjour Kamel..., que fais-tu ce matin '
Rien de spécial, je suis à la maison...
Je passe te prendre dans une demi-heure..., ça te va '
Pour aller où et... faire quoi ' Dis-moi, pour que je sache, au moins, quoi mettre..., ai-je répondu
À Birtouta, pour faire du bien ! Me répondit-il avec beaucoup d'assurance, sachant que je ne décline jamais les «campagnes» dans le chemin de l'entraide et de la bienfaisance, qu'il me propose. Ensuite, il ajoute :
Tu sais Kamel, cette fois-ci, il y a du bon produit..., tu verras !
Le Dr. Mokrani est toujours là, à s'y employer avec amour, avec fidélité à sa profession, à sa spécialité d'ophtalmologue... Il est là surtout avec son esprit généreux, avec son désintéressement et son humilité, qui lui commandent constamment de partager avec autrui. Ainsi, personne ne peut l'empêcher de mettre en exergue sa conception en entreprenant de «bonnes choses», tant qu'il a du courage et de l'ardeur, pour inciter les siens, et tous ceux qui l'entourent à aller vers la générosité pour embellir le monde de leur regard et de leur don de soi. C'est la façon qu'il a choisi pour se projeter dans le monde de l'entraide et d'espérer, plus tard, le changement au sein de la société qui comprendra que l'amour du prochain est le seul antidote à tous les effets engendrés par l'égoïsme et la prétention, deux tares qui empoisonnent le c?ur des hommes.
Alors, comment aurais-je pu dire non à mon frère le Dr. Mohamed Mokrani ou essayer de me dérober à son invitation, en inventant n'importe quelle excuse pour ne pas l'accompagner dans cette autre mission qui s'inscrit, en tout point de vue, dans le registre des actions justes et généreuses ' Absolument pas, quand on est dans le bon tempo de cet incorrigible battant, ce fonceur aux initiatives spontanées et fructueuses, à plus d'un titre. Absolument pas, en effet, car moi qui suis versé dans le volontariat, depuis ma prime jeunesse, décliner une sortie pareille, c'est aller à l'encontre de mes principes, c'est remettre en question toutes les valeurs pour lesquelles je me suis battu, dans ma carrière de responsable.
Ainsi, après la magie des mots ? ces mots forts de sens, et pour cause ?, ces mots qui situent l'Homme qui vit la grandeur et la générosité de ses valeurs intrinsèques, rentrons dans le vif du sujet pour voir ce qu'a été cette journée du 28 avril passé, à l'Ecole communale de Birtouta..., une journée couronnée de profits pour les élèves bénéficiaires de lunettes de vue et de succès pour le Dr. Mokrani et son équipe, au lendemain de la Convention nationale des «Lions».
Sans plus tarder, il s'agit de l'Ecole primaire, portant le nom du chahid Othmani Mohamed et dirigée par Mr. Bouzid Mohamed, un enseignant conscient qui ne manque pas d'aptitudes pédagogiques. Nous avons constaté chez lui une forte maitrise de l'éducation dans son école, à travers nos apartés, lors de notre mission de samedi. Et, sans se départir de sa bonhomie, ce directeur nous a accueillis avec le sourire aux lèvres, en nous présentant des fichiers d'élèves bien préparés, montrant la somme d'un travail minutieux, entrepris avec soin et en coordination avec le Dr. Mokrani, qui s'était chargé de l'aspect médical.
Il y a lieu de signaler que le travail préliminaire s'est effectué bien avant ce jour, où cent (100) élèves qui trainaient des déficiences visuelles, ont été pris en charge sérieusement et auscultés minutieusement. Cela s'est traduit, évidemment, par des consultations ophtalmologiques bien menées qui ont abouti, pour chaque cas, à l'établissement d'une prescription médicale. Ainsi, en ce samedi 28 avril de l'année 2018, la mission composée du Pr. Djabour Mustapha, chef du service Ophtalmologie du CHU de Tizi Ouzou et Président de l'Association nationale de lutte contre la cécité en Algérie, de Mme Dalila Djahdou, ancienne secrétaire générale du ministère de la Culture et fervente animatrice aux «Lions-Club» d'Alger, et de moi-même qui accompagnait ? comme à l'accoutumée ? le Dr. Mokrani, a procédé à la remise de belles montures, de qualité, il faut le souligner, à une première vague d'élèves déficients visuels.
Ces paires de lunettes lui proviennent du «Laboratoire Essilor» et principalement de Mme Aïcha Mokdahi, Présidente des Fondations et Directeur exécutif «Vision for Life» de la dite société. Mme Mokdahi est une compatriote algérienne et là, où elle se trouve, elle contribue aux bons gestes des volontaires de son pays. Nous la remercions grandement. Après cette fraternelle expression de gratitude, revenons à notre l'Ecole de Birtiouta pour rappeler que le Dr. Mokrani qui dirigeait la mission du samedi 28 avril avait initialement préparé, bien avant ce jour, avec une autre équipe d'oculistes, les montures et leurs verres correcteurs, correspondants aux dioptries des bénéficiaires.
Et ainsi, les enfants, filles et garçons, qui étaient accompagnés de leurs parents, ont eu à recouvrer leurs meilleures visions et retrouver leurs bons réflexes, «avec cette sensation de relaxation due au fait que l'?il ne doit plus fournir d'effort et voit beaucoup mieux.», comme l'expliquent si bien les spécialistes en ophtalmologie.
Ainsi, ça grouillait, dans le grand bureau du directeur de l'Ecole, et ça posait des questions..., beaucoup de questions, comme par exemple :
- Maman, comment tu me vois avec ces lunettes ' La monture me correspond-elle'
Ou encore :
- Suis-je belle avec ces lunettes '
N'est-ce pas que porter des lunettes pour la première fois suscite une série de questions où se mélangent l'excitation, l'appréhension et le bonheur, en même temps ' Mais tous ? et j'en connais un bout, puisque je suis porteur de lunettes depuis mon jeune âge ? vous disent, après quelques heures d'adaptation :
-Ah, qu'est-ce qu'on se sent bien avec sa nouvelle correction !
Oui, tout le monde s'est senti bien, en cette matinée du samedi 28 avril. Les parents, un peu plus, et n'en démontre que ces deux réactions, tellement significatives, qu'il est nécessaire de les transcrire dans ce modeste compte-rendu pour la presse.
Une jeune dame, toute contente et non moins satisfaite, mère d'un élève qui venait de recevoir une très belle paire de lunettes, avec des verres correspondants à sa myopie, nous disait du plus profond d'elle-même : -Allah Yreddelkoum Kheirkoum ! C'est tout ce que je peux vous dire... Une autre dame, accompagnant sa fille que les lunettes rendaient encore plus belle et lui donnaient une allure de jeune collégienne, malgré son jeune âge, s'adresse au Pr. Mustapha Djabour :
-Comment je peux vous remercier ' Vous vous êtes occupés de ma fille et, de plus, vous lui offrez une monture qu'on trouve rarement sur le marché..., et à quel prix ! Franchement, je ne trouve pas les mots, pour vous présenter toute ma gratitude...
Et au Pr. Djabour, de répliquer :
-Ne nous remerciez pas, Madame... C'est Dieu, Tout Puissant, qui a guidé nos pas pour faire du bien, en plus de notre travail quotidien...
C'est fort comme réponse, venant d'un grand spécialiste qui fait dans l'humilité et la grandeur du c?ur ! En effet, c'est fort, et cela démontre la pertinence de la citation suivante : «Le mérite et la grandeur d'un homme ne se mesurent qu'à ses actions, et non pas à sa fortune».
Cette sagesse nous vient d'Etienne François de Vernage, dans «Les maximes et réflexions (1690)»
Ainsi, des actions pareilles, accomplies sans aucune ostentation, comparées à d'autres qui sévissent dans le marché de l'assistanat, nous autorisent à nous dissocier d'une certaine ambiance démagogique pour nous convaincre que «chacun mène le bal à sa manière», ? ou plutôt, pour ce qui nous concerne, «chacun voit l'aide et l'assistance à sa manière ».
Les uns donnent le panier de Ramadhan, qui est différemment apprécié dans notre société, d'autres assurent la pérennité de la lumière aux enfants qui ont le droit de retrouver une vision claire..., et améliorer leur qualité de vie, pour assurer leur avenir, et par voie de conséquence, le développement et le progrès du pays.
Alors bravo, pour l'équipe du Dr. Mokrani qui est constamment à l'écoute des nécessiteux, en des campagnes continues, pendant toute l'année et à travers le territoire national. Cela nous autorise à dire, sans jeu de mots, voilà des militants bénévoles qui voient très bien dans le cercle de leur compétence, pardon qui voient aussi, très loin ! «Une équipe vraiment généreuse, qui ne l'est point par ostentation, mais par grandeur d'âme... », selon Jean-Baptiste Blanchard (1772).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Bouchama
Source : www.lnr-dz.com