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De Attouga à Antar YahiaDEUX SOUVENIRS DES QUALIFICATIONS AU MONDIAL



De Attouga à Antar YahiaDEUX SOUVENIRS DES QUALIFICATIONS AU MONDIAL
La date du 18 novembre 2009 a marqué l'histoire du football algérienLes matchs sur les terrains africains ne sont plus du même type qu'aujourd'hui. Il était beaucoup plus difficile de ramener le moindre point.
Des matchs «barrages» des qualifications au Mondial, deux matchs des Verts sont à retenir, car tous deux ont fait couler des larmes aux Algériens: le premier, le 22 février 1977 au stade du 5-Juillet où un certain gardien de but nommé Sassi Attouga a fait pleurer 80.000 spectateurs algériens et le second le 18 novembre 2009 à Omdurman où un certain Antar Yahia a propulsé les Verts au Mondial 2010 avec un but rageur face à l'Egypte. On est en 1977 et pour la zone Afrique, il faudrait un seul qualifié, car une seule place qualificative est programmée par la FIFA pour tout le continent africain. Les matchs sur les terrains africains ne sont plus du même type qu'aujourd'hui. Il était beaucoup plus difficile de ramener le moindre point. Ainsi et lors d'un match d'anthologie, disons un match vraiment «barrage» entre Algériens et Tunisiens, il ne fallait qu'un seul gagnant. Ce derby maghrébin a d'ailleurs de tout temps créé beaucoup de tension, y compris pour les matchs amicaux. Alors, un match de qualification au Mondial en Argentine, ce n'est pas toujours donné. Ainsi, au match aller à Tunis, ce fut une véritable guerre psychologique entre les deux camps. Et c'est finalement la Tunisie avec un certain «technicien» nommé Tarek Dhiab qui a battu les Algériens par un but à zéro alors que ce même Tarek Dhiab avait raté un penalty! Les deux buts ont été marqués par Akid et Kaâbi. La grande masse des supporters algériens est revenue déçue de cette défaite des Betrouni et ses compatriotes. Et de grands espoirs sont fondés sur le match retour où les Verts avec les Bencheikh, Betrouni et autre maître à jouer du PSG, Dahleb dit «Moumousse» étaient capables de gagner et de se qualifier au Mondial argentin d'autant que le match se jouait au stade du 5-Juillet. Et la guerre psychologique a commencé avec le coach des Tunisiens, Chetali, qui avait, entre autres, déclaré que «Bencheikh, le talentueux joueur du MCA, n'est qu'un jongleur de cirque!». Et mieux encore, Chetali avait même tout fait pour que Dahleb ne participe pas au match. Il avait téléphoné à Francis Borelli, le président du Paris Saint-Germain, qui était un pied-noir natif de Sousse lui demandant de faire en sorte de ne pas libérer Dahleb pour le match d'Alger. Seulement, Dahleb n'était pas du genre à se laisser faire et il fut bien présent.
D'ailleurs 5000 supporters l'avaient accueilli à l'aéroport d'Alger! Dans le match, trois joueurs tunisiens ont été mobilisés pour neutraliser Dahleb et ça a marché. Or, nous n'avions pas prévu le cas Bencheikh. Et justement, ce fut ce Bencheikh qui ouvrit la marque avant de venir vers le banc des Tunisiens bien face à Chetali le coach pour crier sa joie en secouant son maillot, comme pour dire: «Voilà ce que fait le jongleur de cirque!». Mais contre toute attente, Amor Jebali égalise pour la Tunisie. Et le match se termina sur un score de parité (1-1) et c'est la Tunisie qui se qualifia grâce au brio du gardien de but Attouga qui avait annihilé toutes les tentatives des Algériens.
Quant au match contre l'Egypte et qui est encore plus frais dans la mémoire des Algériens, il a été dû à une histoire de caillassage du bus des Verts au Caire qui a fait quelques blessés chez les joueurs algériens. N'empêche que les Algériens ont bien disputé ce match sous haute surveillance et avec l'inspection directe de la FIFA. La situation était simple: à Alger le 7 juin 2009, les Verts battent l'Egypte (3-1). Et ce match retour était donc celui de la qualification au Mondial 2010 prévu en Afrique du Sud. Finalement, ce match a eu lieu le 14 novembre 2009 au Caire et les Egyptiens gagnent (2-0). Il fallait donc un match d'appui et ce fut donc ce fameux match du 18 novembre de la même année au Soudan et plus précisément à Omdurman. Les Egyptiens ont «politisé» le match et la tension a bien atteint son paroxysme.
Les Algériens de leur côté se sont rués vers les daïras dans tout le territoire algérien pour établir des passeports afin d'encourager les Verts au Soudan. Khartoum était bondée d'Algériens qui avaient mis une ambiance folle dans les artères, rues et ruelles de la capitale soudanaise. Le stade d'Omdurman était alors plein à craquer et la tension était bien dans l'air. Et c'est suite à un tir fulgurant qu'Antar Yahia mit la balle au fond des filets du gardien de but égyptien Issam El Hadri.
Le match se termina ainsi sur une victoire des Verts qui fit aussi couler des larmes aux Algériens, mais celles-là étaient des larmes de joie... Espérons donc que ce match barrage retour décisif contre le Burkina Faso prévu le 19 novembre prochain au stade Tchaker de Blida soit également celui des larmes de joie pour une quatrième participation de l'Algérie à une phase finale d'une Coupe du Monde.
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