Utopie - La réalisation de 122 logements à Dar El-Beïda, entamée depuis 1990, est loin d'être finalisée.
Les bénéficiaires de ces logements, qui se sont acquittés de leurs redevances, n'ont toujours pas réceptionné leur logement.
Certains d'entre eux se sont présentés à notre rédaction pour dénoncer le laxisme de l'administration en exigeant que les travaux soient relancés. Ce sont en effet plus de 120 personnes, originaires d'El-Mouradia, qui attendent depuis 20 ans la finalisation des logements promotionnels lancés dans le cadre APC-Cnep, aujourd'hui achevés à 80 %.
Le parachèvement des 20 % restants n'est, cependant, pas pour bientôt, «puisque les travaux sont à l'arrêt depuis de longues années, sans qu'une raison valable nous soit avancée», disent nos interlocuteurs qui exigent «la relance des travaux». C'est le constat que nous avons également fait. Le programme en question a été initié, suite au séisme du 29 octobre 1989. Il s'agissait initialement d'un projet de 1 262 logements ' qui se situent au quartier des frères Achouri à Dar El-Beïda ' dont 200 pour la commune d'El-Mouradia. et le reste devait bénéficier à Dar El-Beïda, Sidi M'hamed, Raïs Hamidou, Bologhine et Alger Centre. Selon les représentants du groupe, plusieurs appartements ont été distribués cinq ans après de manière «illégale par la DEC d'El-Mouradia, faisant fi des droits des bénéficiaires authentiques et légaux».
Plus explicites, ils précisent qu'il y a eu une livraison en deux tranches : une première constituée d'un quota de 44 logements en novembre 1994 et une seconde de 36, en novembre 1995.
«Lors de ces distributions, des F3 ont été livrés au lieu de F4 et F5 qui ont été réservés aux membres de l'ex-DEC», estiment les concernés. Ces derniers précisent qu'ils ont adressé plusieurs correspondances aux autorités concernées, notamment à l'ex-Chef du gouvernement, Ahmed. En vain. «Toutes nos doléances sont restées sans écho.»
La crainte des bénéficiaires augmente avec le temps, particulièrement après avoir appris que les appartements ont été squattés au cours du mois dernier par quelque 200 familles d'un bidonville limitrophe. Les services de police sont heureusement intervenus pour les déloger, mais rien ne prouve que ces gens ne vont pas opérer d'autres tentatives, vu que le chantier est abandonné depuis plusieurs années.
Les contestataires, qui se disent victimes de «hogra» sont, par ailleurs, convaincus, qu'il y a anguille sous roche, c'est-à-dire «une tentative de détourner le quota restant».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Khazini
Source : www.infosoir.com