Alger - Revue de Presse

Dans un appel aux terroristes en activité



Rabah Kebir demande le dépôt des armes Rabah Kebir, président de l’instance exécutive de l’ex-FIS à l’étranger, a accusé hier les autorités algériennes, dans une déclaration faite à un quotidien arabophone, d’entraver le retour des «dirigeants» du parti dissous au pays dans le cadre de la réconciliation nationale... Cet homme, qui réside en Allemagne et qui n’a pas cessé de donner des interviews, publier des déclarations et des communiqués de propagande, multiplier des propos dont certains sont hostiles à l’Algérie, relativise en se demandant si le non-retour de Mourad Dhina, Anouar Heddam et lui-même est dû à des tracasseries administratives où répondrait à un ordre venu d’en haut. Il était prévu que Kebir regagne le pays en juillet dernier comme il l’a déclaré lui-même, mais le retour a été ajourné. «Je me suis acquitté de toute la procédure et je suis en train d’attendre la réponse des autorités», a déclaré le concerné hier. De toutes les façons, «de telles pratiques ne me pousseront pas à retirer mon soutien à la réconciliation nationale car j’estime que c’est l’unique démarche pour sortir définitivement de la crise». Rabah Kebir a confirmé par ailleurs que le dernier contact qu’il a eu avec Abdelaziz Belkhadem remonte au jour où ce dernier a été appelé à la chefferie du gouvernement. En effet, le journal du FLN Sawt El Ahrar avait rapporté, dans son édition du 19 septembre 2005, une information confirmée par d’autres sources, faisant état d’une rencontre entre Abdelaziz Belkhadem qui était alors ministre d’Etat et de membres de l’instance exécutive du FIS dissous, résidant en Europe. Il s’agit d’une rencontre tenue en marge d’un meeting d’explication et de sensibilisation animé par le secrétaire général du FLN avec la communauté algérienne établie en Grande-Bretagne et en Europe, et que l’actuel chef du gouvernement a qualifiée de «réussie» et d’»occasion d’ouvrir le débat sur les dispositions de la charte». Le quotidien Sawt El Ahrar cite parmi les interlocuteurs de M. Belkhadem, Abdelkrim Ould-Adda, Mourad Dhina, Kherbane Qamreddine, Rabah Kebir, Djaâfar El Houari et Abdallah Anas. Des militants de l’ex-FIS qui auraient affirmé à Abdelaziz Belkhadem leur soutien et qui, effectivement, soutiennent l’initiative présidentielle en affichant leur disponibilité à agir dans le sens de la réussite de cette démarche. Celui qui fut président de l’instance exécutive du FIS dissous à l’étranger ne voit pas par ailleurs de raison pour que les terroristes, toujours au maquis, «ne déposent pas les armes», d’autant plus que «le contenu de la charte de la réconciliation nationale est assez clair». Et d’ajouter en s’adressant aux groupes terroristes qui activent encore, ceux que l’ANP traquent depuis un mois, qu’»il faut déposer les armes car, contrairement à ce qui se dit, la réconciliation nationale donne suffisamment de garanties» «Aujourd’hui, il ne sert à rien de poursuivre l’action armée», leur dira-t-il. Idir D.
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