Avec, cependant,peu d'imagination pour leur plupart.Mais avec desharangues et autres paroles saugrenues, qui ont eu des impacts contraires entermes de mobilisation citoyenne, notamment des jeunes, autour de cerendez-vous quinquennal.Les devants de lascène électorale ont été donc occupés par une coalition partisane de troispartis, actionnaires au système de gouvernance, qui compte bien accaparer lespremières loges de la majorité à l'assemblée nationale, d'une part, ainsi quepar d'autres mouvements avec une «coalition virtuelle», dans le désordre desdiscours oppositionnels classiques, d'autre part. Parmi le premiergroupe, chacun veut tester son impact dans l'immédiat et, surtout baliser sespropres horizons qui se pointent déjà. Donc, même alliés, chacun n'a pas lésinéà écorcher «sérieusement» son coalisé, mais qu'après les élections, ils vont seréconcilier dans la zone des chalandises, sous les auspices des mécanismessuggestifs «équilibrants», avec tous les grands sourires en la circonstance. Enfait, des tirs à blanc. Comme d'habitude. En attendant mieux.En ce quiconcerne le deuxième groupe, trois ou quatre partis assez véloces et desindépendants fougueux, ont bien montré leurs forces dans l'arène. Avec desarmes différentes de celles du premier. Un autre cliquetis, pour avoir lesfaveurs du peuple et de la tribune du pouvoir, en termes de mobilisation del'électorat. A partir desconstats de terrain et des transmissions télévisuelles, il a été remarqué queles anciennes habitudes de mobilisation des électeurs ont été reprises, malgréles lassitudes d'une grande partie de citoyens, qui voient en ces méthodes desexcès répétitifs, et manquent surtout d'imaginations liées aux enjeux et défisde l'heure. Ces anciens réflexes, illustrés en salles «studieusement confinéespar des symboles allusifs, comme les slogans unanimistes et portraitsprésidentiels, accompagnés des brouhahas habituels pour les uns, en discoursemphatiques dans le sillage des desiderata du pouvoir, avec parfois des procèsd'intention bien ciblés «électoralement» pour ses segments d'autorités, par lesautres, dénotent les «certitudes» affichées par certains chefs de partis surl'issue du scrutin, alors que pour ceux ambitionnant à plus d'entrisme, l'enrouementdes gorges présage des surprises. Alors, aucune évolution notable au plan de lamorale politique ? Si, il y a des signes d'optimisme, certes limités et quis'imposent d'eux-mêmes. Notamment la présence relative remarquée de jeunes lorsde ces meetings. Plusieurs interprétations et analyses restent à faire à cesujet. Dans leur grandemajorité, les jeunes d'aujourd'hui s'intéressant à la politique, sont traverséspar différents vecteurs d'information. Outre ceux conjoncturels lors cettecampagne, ils sont branchés à d'autres moyens de communication aussi bienécrits que télévisuels. La presse dans ses différentes analyses, accentue aussibien le sens de compréhension des différents faisceaux et enjeux en la matièreque parfois aussi, par excès de «zèle d'affiches», propulse une certainedésinformation liée aux convenances. Cela est plus saillant dans la majoritédes quotidiens en langue nationale. Cependant, il faut bien noter que lesystème national d'information dans son ensemble, et particulièrement sonsegment indépendant, a foisonné en critiques informatives, démonstratives etconstructives. Cette croissance communicationnelle conjuguée à l'intéressementrelatif d'une frange de la jeunesse à la geste politique, augure des lendemainsporteurs d'espoirs, du moins à ce niveau politico-culturel. Pour le reste decette importante couche de la population, c'est-à-dire les jeunes marginalisés,chômeurs, désocialisés, désorientés, obnubilés par d'autres considérationsendémiques, les espoirs en ces élections sont divers et diversement appréciés.En un mot, une curiosité mêlée au dubitatif, jusqu'au désintéressement total.Un indice inquiétant sur plusieurs chapitres, d'autant plus que lesassociations de jeunesse, depuis longtemps, ne s'intéressent pas de près etsurtout au quotidien, sur ces gouffres «existentiels» dont les abysses sont deplus en plus impénétrables, en termes de manque de représentativité et demotivations civiques surtout.Certains partisont opté pour l'armement lourd. En d'autres termes, des anciens ministres etautres «jeunes caciques» achalandés de jeunes universitaires... en bas delistes. Par contre, d'autres ont affiché de nouveaux visages, dont des têtes delistes, susceptibles d'engranger le maximum de voix. Les listes des indépendantsen foisonnent. Malheureusement, il y a si peu de femmes par rapport à leurprésence dans toutes les sphères de la vie nationale. Pourtant, c'est toute unerichesse morale, la base d'une société équilibrée digne de ce nom. Là aussi, ily a matière à réflexion sur cette stagnation plurielle.Les motivationsdes uns et des autres sont diverses. Il ne nous appartient pas de porter unjugement sur un droit légitime pour un parti de se porter candidat ou non. En revanche,l'état d'esprit ancré aux anciennes méthodes, malgré quelques timidesnouveautés en la matière, nous autorise à dire que dans la plupart des cas,elles sont d'ordre promotionnel, aussi bien politiques pour les partis en tantque tels, que personnelles en termes d'avantages matériels pour lesprétendants. Cela aussi est un droit permis, en principe, dans le cadreréglementaire. Seulement et c'est là où réside le point nodal de la chose,c'est le serment donné par les chefs de partis, lié aux promesses criées àtue-tête. Il est probable que ces engagements s'ensableront dès les premiersjours de l'installation de l'assemblée, jusqu'au retour des congés estivaux etpuis un stage «d'apprentissage», qui durera un bon bout de temps pour les«bleus», ensuite des dossiers dont la plupart seront «harassants», à partquelques dossiers liés au programme présidentiel, dont notamment celui de lapaix civile et la réconciliation nationale, qui a été fortement revendiqué parla totalité des chefs de partis, ainsi que l'important pactole qui va êtreinjecté dans la relance économique et jugé suffisant par ces partis, pourrégler tous les problèmes liés au développement socioéconomique du pays. C'estdans cet état d'esprit que se trouvent les failles habituelles, en termesd'engagement par la parole et le geste dans la durée, pour socialiser à grandeéchelle le sens de la paix civile d'une part, rentières et immobilistes, devantdes plans conçus et prêts à porter à main levée, d'autre part. Ce sont cespratiques routinières qui sont susceptibles de reconduire ces nouvellesvolontés qui seraient élues, aux mêmes comportements «boiteux» dits deconvenance, pour moins de tracas et donc amenuiseraient, comme une peau dechagrin, la crédibilité des partis et leurs promesses développées dans diversdomaines et par divers médias. Un terrible piège pour l'avenir politique desgénérations montantes. Et des partis aujourd'hui en situation de branle, quirisqueront dans l'avenir de payer le prix fort ces rengaines liées aux accommodementsconjoncturels. A moins d'un sursaut rationnel et pertinent en la matière,mûrement coalisé. L'ex-parti unique FLN connaît bien ce genre de déconfitures,jusqu'à la désertion des rangs, après l'ouverture démocratique de 1989,pérennisant à ce jour les distorsions au sein des APC et APW. Donc, les partisont une lourde responsabilité qui est aujourd'hui, momentanément, éclipsée pard'autres actualités. Par conséquent, c'est à leur tour maintenant de conteniret mobiliser, au quotidien, dans la paix et l'entente sociale leurs électeurs,comme ils ont su le faire, apparemment, au cours de cette campagne électoraleécoulée. Ce n'est qu'un recentrage démocratique de la vie citoyenne, défini enresponsabilité civique partisane. Des partis l'ont même suggéré. Dans ladémagogie, mais qui est d'essence, une lame à double tranchant. Depuistoujours. A méditer, notamment par les anciens et nouveaux entristes qui ont,de moins en moins, «les ressorts spécifiques» du passé, qui les avaientpropulsés dans des contextes particuliers. «Elles étaientbelles... très belles», ainsi évoque-t-elle dans une émission télévisée, unecombattante algérienne d'origine française, qui avait échappé à unecondamnation à mort et qui est restée emprisonnée jusqu'à l'indépendance du pays.Il s'agissait de ces jeunes filles, mortes dans le combat libérateur sansrelâche, de 1956 à 1962. Des épervières que l'Histoire produit en petitequantité. En fait, sa crème éternelle. C'est l'un des secrets de la naturehumaine, à une époque donnée. Celle des légendes. Des dizaines demilliers d'étudiants, toutes couches sociales confondues, ont rejoint dans lafougue de leur jeunesse, les maquis de la révolution armée. Un engagement pourle sacrifice suprême. La Journée de l'étudiant comme celle du savoir,commémorée il y a un mois, sont rapprochées aussi bien dans le temps que dansle sens de l'histoire. Ce 19 mai 2007 revient avec ses tous ses symboles. Quepouvions-nous retenir et dire ? Tant de choses. Pour qui ? Pour nous-mêmes,pour ceux qui ne peuvent pas comprendre, car leur 19 mai a été trahi, qu'ill'est au quotidien. Par le mépris, le chômage, l'injustice, l'insécurité, etc.Que dire ?La jeunesse du 17mai 56 avait un idéal. Comme tous les jeunes gens à travers le temps. La«seconde âme» d'un (d'une) jeune est son idéal mêlé aux rêves les plusimpossibles. En principe, c'est un enragé (e) de la vie qui peut le conduireinstantanément à la mort. Mais aussi à réaliser ses idéaux. Une grande majoritéde ces jeunes combattants furent décimés, par la diabolisation des uns etl'ignorance des autres. Un piège terrible. Malgré cette tenaille meurtrière,ils ont poursuivi le combat que l'Histoire avait tracé. Plusieurs d'entre euxont échappé à la mort. Aujourd'hui, il y a parmi eux des gens qui continuentleur devoir en bâtissant l'Etat algérien, avec tous ses bons et mauvais côtés,pour qui leurs frères se sont sacrifiés, mais aussi des aigris, les abuseurs depouvoir et d'argent et bien d'autres victimes des vicissitudes de la vie. Ilssont en train de disparaître au jour le jour. Certains font des naufrages devieillesse et regrettent de n'avoir pas pu mourir au milieu d'un beau maquisfleuri, les armes à la main et le corps embaumé par les brindilles du pind'Alep. En fait, toute une jeunesse happée par l'Histoire. Ainsi, va celle-ci.Vouloir tirer desleçons d'un contexte historique spécifique et les étaler sur un autre tout àfait différent, en de multiples données, relève des embrouillaminis. Enrevanche, conserver les symboles est une tâche pour laquelle on doitinlassablement s'y atteler, pour contrer les défis de l'époque, en termes dedevoir de mémoire et du sens de perception des enjeux de notre devenir lié àl'évolution du monde. «On ne peut pas demander pardon pour les actes que nos pèresont commis». Ainsi avait déclaré, hautement, le nouveau président français. «Onne peut oublier le mal que nos pères ont subi», devrions-nous rétorquer,nettement. Pas de repentances, pas d'oublis. Coopérant ainsi, en genscivilisés. Et c'est moins hypocrite d'ailleurs, dans tous les sens.La génération quiva diriger la France pendant au moins dix ans, dans tous les domaines, est âgéede moins de cinquante ans. Elle est née entre 1956 et 1980. Ses symboles sontl'histoire de France. Tous. Chez nous, la majorité des cadres dirigeantsappartiennent aussi à la même génération. Ses symboles les plus flamboyants, deson histoire contemporaine, devraient être ces étudiants et étudiantes qui ontquitté les douillettes situations, pour vivre leurs idéaux au tréfonds de leurpeuple. Tous leurs idéaux. Avec des armes à la main. Des symboles libérateurs,malgré toutes les félonies et autres vicissitudes liées. Pour ceuxd'aujourd'hui, les arsenaux sont le savoir, mais surtout l'imagination grefféeaux nobles idéaux, intelligemment massifiés par les nouvelles technologies decommunication, et surtout de combattre énergiquement tous les terrorismes del'esprit et son environnement, dans tous les domaines et envers tous lesorganes pollueurs des bonnes volontés. Sans échappatoire aucune. Placidement.1% du PIB seraréservé à la recherche, a-t-on décidé au cours de cette semaine. C'est lemeilleur cadeau qu'on puisse offre à Hassiba Ben Bouali et Taleb Abderrahmaned'hier et d'aujourd'hui. Il est bien utile de noter que certains pays concèdentplus. Mais c'est la première fois que ce chiffre est annoncé dans la clarté, entermes d'effet d'annonce. Reste la suite de la luminance. C'est un vastechantier, qui va des laboratoires à ciel ouvert pour les recherches fondamentaleset appliquées jusqu'aux missions pluridisciplinaires de terrain, dits de sacs àdos, pour vivre sur le terrain même, les luxuriances de nos belles ressourcesnaturelles. Avec des «documents» du coeur et de l'esprit et non des sentiersbattus, sous formes de canevas et autres «copies collées savantes» aveugles,muettes et tétanisant. En revanche, c'est toute une passion qu'il faut initier,développer dans le comportement et la sagacité des élites. Un idéal pour uneautre fougue de jeunesse. Une révolution de l'esprit imaginatif. Les colloqueset autres symposiums «scientifiques», qui foisonnent dans le pays, notammentdans la capitale, bien qu'ils constituent un plus communicationnel, à plus d'untitre, il n'en demeure pas moins que certaines rencontres semblent relever dudomaine protocolaire et des habitudes «centralisées». Des alibis pour fairesemblant. Le vaste etdéterminant chantier des plans d'aménagements du territoire ne devrait plus, enprincipe, permettre de construire des infrastructures qui, à la moindre pluietorrentielle de 30-40 mm, subissent des dommages disproportionnés. Les cheminsde fer projetés ne seraient pas des lignes de transports désertes, carsurestimés théoriquement, en termes d'impacts à long terme et conditionnésainsi par des pôles d'activités polyvalentes, sans assises liées audéveloppement durable, comme les matières minières principalement, socles à desindustries multivalentes et efficientes rapprochées, aux autres ressourceshumaines et naturelles qui s'interconnecteraient économiquement. A l'exemple dela disparition de la voie Alger - Djelfa faisant suite à celle de pôlesalfatiers et autres ressources animalières liées, etc. D'autresrecherches-prospectives restent à déterminer, à mettre en relief pertinemment,sans fioritures, loin des convenances corporatistes et vues d'esprits«d'immédiatetés historiques» des décideurs toutes échelles confondues. Ledevenir alimentaire du pays constitue un enjeu de taille pour larecherche-développement dans tous ses niveaux, ainsi que de ses impacts surtoute notre stratégie politico-économique à court, moyen et long termes. Unsolide processus d'efforts de recherches et d'imaginations surtout, à instaurerdans la durée. Nous concluonspar la phrase lumineuse d'Albert Einstein, qui la formule ainsi :«L'imagination est plus importante que le savoir». Comme c'est bien imaginé !
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com