Des entrepreneurs Algériens établis à Bordeaux ont réussi à monter des projets et investir en Algérie, certains essayent toujours d'y parvenir, alors que d'autres ont fini par bondonner leurs projets, selon des témoignages recueillis à Bordeaux par l'APS.
Yahia Kaida, Ahmed Brahimi et Souad Kaida sont l'exemple type d'Algériens ayant réussi à monter des projets à Bordeaux, et ont eu l'idée d'investir dans leur pays d'origine, mais tous les trois n'ont pas eu la même chance, selon leurs témoignages. Ahmed Kaida, Constructeur promoteur à Bordeaux, a depuis quelques années, entamé des démarches pour lancer une entreprise similaire à celle qu'il a bâtie en France, et a fini, non sans quelques «complications administratives», a mettre à jour son projet et devenir le gérant propriétaire d'une entreprise de promotion immobilière à Alger. Il a tenu à relever que les hommes d'affaires algériens parmi l'émigration ont besoin d'avoir plus d'informations, d'abord sur la réglementation en vigueur relative à la l'investissement sur le sol algérien puis sur les possibilités d'investissement qui «devraient être disponibles» au niveau des représentations diplomatiques et consulaires algériennes, a-t-il dit. Il a également fait part de son ambition d'investir dans le tourisme en Algérie, un premier choix qu'il a fini par reporter en raison des «grandes contraintes bureaucratiques» comme il a souligné. Kaida a regretté d'avoir été dans «l'impossibilité de rentrer en contact» avec le ministère en charge du dossier» et souhaite plus de «souplesse dans les démarches administratives». Brahimi tente, quant à lui, de lancer une entreprise, mais se trouve, également, lui aussi, confronté aux mêmes difficultés. Il a souligné garder l'espoir de pouvoir réaliser son rêve un jour et voir son entreprise prospérer en Algérie, avant d'exprimer son fort sentiment d'attachement et d'appartenance à son pays d'origine, malgré ses 40 ans de vie en France. Kaida Souad, par contre, n'a pas eu la chance de son frère Yahia ni la patience de Brahimi, puisque elle a dit avoir abandonné ses tentatives d'investir dans son pays. Issue du secteur financier, Souad pense que c'est son statut de femme qui lui a valu cet «échec», et accuse les mentalités «rétrogrades» à l'égard de la femme d'être derrière «le blocage de toutes ses tentatives». Souad a d'abord voulu intégrer le service commercial de la compagnie aérienne Air Algérie, mais en vain. Elle a tenté par la suite, sans y parvenir, d'investir dans le privé. Mettant l'accent sur l'importance d'insérer la femme dans tous les dispositifs socio-économiques et lui reconnaître ses compétences ainsi que sa volonté de réussir, Souad a rendu hommage au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour son initiative en vue de l'élargissement de la représentation de la femme algérienne. «Cette initiative constitue un premier pas important, pour peu que l'homme y adhère», a-t-elle conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mehdi F
Source : www.lefinancier-dz.com