L'Assemblée du peuple s'est réunie, hier, afin d'examiner l'arrêt de la Haute Cour constitutionnelle portant dissolution de la Chambre basse du Parlement égyptien.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Les membres de l'Assemblée du peuple ont réanimé, hier, l'institution dissoute le 14 juin par la Haute Cour constitutionnelle. Les parlementaires se sont réunis durant l'après-midi, suite à la convocation de Saad Al-Katatni, le président de cette institution. «Le Parlement connaît très bien ses droits et ses devoirs, n'intervient pas dans les affaires du pouvoir judiciaire et ne commente pas les jugements de la justice. Ce dont nous discutons aujourd'hui c'est du mécanisme d'application du jugement de la Haute Cour constitutionnelle. Je veux souligner que nous ne sommes pas en contradiction avec le jugement», a indiqué le président du Parlement Saad Al- Katatni pour justifier la convocation des membres de l'Assemblée du peuple. La remise sur pied de la Chambre basse du Parlement est au cœur d'un conflit ouvert entre quatre pouvoirs : parlementaire et exécutif avec les élus et le président Morsi d'un côté et, de l'autre, les pouvoirs juridique et «militaire » représentés par les magistrats de la Haute Cour constitutionnel et les généraux du Conseil suprême des Forces armées. Tout a débuté le 15 juin lorsque les militaires, alors dépositaires du pouvoir exécutif, ont saisi la Haute Cour pour exiger la dissolution de l'Assemblée du peuple. La décision de justice décide d'invalider un tiers des sièges de la Chambre basse du Parlement, bloquant ainsi son fonctionnement. Mais quelques jours seulement après son élection, le président Mohamed Morsi décide de revenir sur cet arrêt et réhabilite l'Assemblée du peuple, présentée comme garante de la révolution égyptienne et au sein de laquelle siège une majorité d'élus du parti des Frères musulmans. Un acte dénoncé par les militaires et par les membres de la Haute Cour constitutionnelle. Lundi, cette dernière a réagi pour remettre en cause la décision du président égyptien. «Les jugements et l'ensemble des décisions de la Haute Cour constitutionnelle sont définitifs (...) et sont contraignants pour toutes les institutions de l'Etat», a-t-elle déclaré dans un communiqué officiel. De son côté, le Conseil suprême des Forces armées a appelé au respect de «la loi et de la Constitution», tout en se disant «confiant que toutes les institutions de l'Etat respecteront ce qui a été dit dans les déclarations constitutionnelles». Pour l'heure, le conflit se pose dans un cadre constitutionnel et juridique. Qu'en sera-t-il dans les prochains jours '
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T H
Source : www.lesoirdalgerie.com