
Le Mali a amorcé vendredi un tournant décisif et historique dans la voie du rétablissement de la paix et la stabilité avec la signature de l'accord de paix et de la réconciliation, fruit de huit longs et laborieux mois de négociation, menée dans le cadre d'une médiation internationale, dont l'Algérie est le chef de file.En effet, ce pays en proie à l'instabilité depuis plus de trois ans, va pouvoir tourner l'une des pages les plus sombres de son passé en réconciliant tous ses enfants, avec un objectif commun : la refondation des fondements du pays pour retrouver la place qui lui sied.C'est dans ce cadre que le Président malien a souligné le caractère "historique" de la journée de signature déclarant sa bonne volonté à l'égard de groupes qui ne l'ont pas encore signé, en demeurant ouvert à la signature de l'accord.« Mais l'urgence est d'aller vers sa signature pour le rétablissement définitif de la paix et de la stabilité », a-t-il dit , ajoutant qu'il « est temps de nous faire confiance en convergeant résolument vers la paix ».Rendant dans ce cadre hommage à l'Algérie, le Président malien a souligné qu'elle (Algérie) avait su, autour d'une médiation internationale, gérer le dossier malien de manière « fabuleuse et avec intelligence », permettant ainsi d'aboutir à cette signature.De son côté, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a indiqué que la signature officielle de l'accord de paix et de la réconciliation vendredi à Bamako, issu du processus d'Alger, par le gouvernement malien et les mouvements politico-militaires du Nord Mali était une « motivation supplémentaire pour la réalisation de vastes chantiers » pour le rétablissement de la paix et la stabilité dans ce pays.«C'est une motivation supplémentaire pour aller vers la réalisation de vastes chantiers qui sont à présent ouverts », a déclaré M. Lamamra au terme de la signature de l'accord de paix. Le chef de la diplomatie algérienne a ajouté qu'il fallait maintenant travailler de concert avec toutes les parties pour « la concrétisation sur le terrain des objectifs auxquels nous croyons ».-Sauvegarder la dynamique de l'accord pour une paix définitiveLa Secrétaire d'Etat française au Développement et à la Francophonie, Annick Gerardin a indiqué, quant à elle, que la dynamique obtenue au terme de la signature de l'accord de paix et de la réconciliation, devait être maintenue pour assurer le rétablissement définitif de la paix et la stabilité dans ce pays.«Chacun mesure le caractère historique de cet accord si bien qu'il faut conserver cette dynamique en allant de l'avant pour le rétablissement définitif de la paix dans ce pays », a déclaré Mme Gerardin.Elle a ajouté qu'il n'y avait pas actuellement au Mali « d'autre alternative que la paix », soulignant que « seule l'alliance de tous les Maliens permettrait de sortir de cette crise ». De son côté, la sous-sécrétaire ajointe américaine pour les Affaires de l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, Bisa William a déclaré que les Maliens devraient oeuvrer à aller vers un avenir « meilleur et plus avantageux » en approfondissant le dialogue et la concertation.Elle a, dans ce cadre, exhorté la partie de la Coordination des mouvements de l'Azawad qui n'a pas signé l'accord à le faire « sans délai », pour assurer la stabilité et la sécurité au Mali et dans la région. Pour sa part, le secrétaire adjoint aux opérations de maintien de la paix à l'ONU, Hévrvé Ladsous, a estimé que l'accord de paix et de la réconciliation intemalien était « porteur d'espoir » pour tous les maliens en vue de parvenir au rétablissement de la paix et de la stabilité dans ce pays.« C'est une journée historique pour la Mali dans son long chemin vers la paix et la stabilité. Le texte signé aujourd'hui est un texte équilibré et porteur d'espoir pour tous les Maliens », a-t-il affirmé. Il a ajouté que ce document représentait une « excellente base » pour la poursuite du processus de paix, soulignant que le Mali avait franchi un « pas important » pour le retour à la stabilité.-Attachement des mouvements à la paix et la stabilité-Dans ce sillage, les mouvements armés du nord du Mali ont montré, en signant l'accord de paix et de la réconciliation, leur « indéfectible » attachement à la paix et leur « ferme » volonté de rétablir la stabilité dans leur pays.« C'est un évènement majeur, historique et décisif que nous attendions depuis le début de la crise. A travers cette signature, nous avons montré notre indéfectible attachement à la paix et notre ferme volonté de rétablir la stabilité dans notre pays », a indiqué Me Harouna Toureh , au nom de la Plate-forme d'Alger.Il a ajouté que cette signature était le « couronnement d'efforts constant », notamment de l'Algérie pour « nous permettre la conclusion de cet accord ». L'accord de paix et de réconciliation au Mali a été signé vendredi à Bamako par les parties maliennes au dialogue pour le règlement de la crise dans le nord du pays.Le document a été signé par le représentant du gouvernement malien, les mouvements politico-militaires du nord du Mali engagés au sein de la Plateforme d'Alger et par l'équipe de la médiation internationale conduite par l'Algérie.Deux composantes sur cinq que compte la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), à savoir la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA, dissident), la CM-FPR2 (Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance II) ont également signé l'accord.Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l'Azawad (dissident), autre éléments composant la CMA avaient, quant à eux, paraphé jeudi à Alger l'accord de paix et de la réconciliation.La Plateforme d'Alger, signataire de l'accord de paix et de la réconciliation, est composée du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz