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Crise Libyenne



Crise Libyenne
Le représentant du SG de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a estimé que le règlement de la crise libyenne ne nécessite pas un changement de l'architecture de l'accord politique de Skhirat : «Il est assez flexible pour y trouver une solution».Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Dans une conférence donnée hier au siège du ministère des Affaires étrangères à Alger, le représentant du SG de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a situé les enjeux du vide institutionnel qui a résulté de la chute de Kadhafi et le chaos qui s'en est suivi. A ce titre, il a recommandé d'aider le Conseil présidentiel émanant de l'accord politique – signé il y a neuf mois à Skhirat (Maroc) – à restituer l'autorité de l'Etat en construisant une armée en mesure d'absorber les milices se disputant les territoires au nom de la défense des Libyens et semant la terreur à travers le pays.C'est le principal enjeu, selon le représentant du SG de l'ONU qui a avoué que ce Conseil, reconnu par la communauté internationale, manque de légitimité intérieure. «La légitimité internationale est une bonne chose, mais la légitimité nationale est nécessaire. Il faut que le gouvernement ait le soutien des représentants du peuple. Il faut travailler pour atténuer les difficultés que lui fait endurer le Parlement», a-t-il regretté. Martin Kobler a ainsi exprimé la position de l'ONU, qui est, selon lui, celle de la communauté internationale : «Il y a consensus quant à la nécessaire unité du pays». Il a déclaré que «les Libyens doivent continuer à dialoguer à travers les canaux offerts par l'accord politique pour résoudre la crise».Martin Kobler, qui devrait assister aujourd'hui à la réunion de dialogue prévue à Tunis, a néanmoins indiqué qu'il ne faut pas surcharger l'agenda du gouvernement. «Dans un Etat fragile, il faut agir par priorité et le plus important aujourd'hui est de doter l'armée d'une chaîne de commandements, unifiée, afin de pouvoir la structurer sous l'égide du Conseil présidentiel», a-t-il insisté. Et d'ajouter : «Il y a 27 millions d'armes qui circulent en Libye. Pour une population de 6 millions d'habitants, c'est juste trop».En effet, Kobler, qui n'a pas manqué de louer le rôle de l'Algérie dans la gestion de la crise libyenne –«c'est un rôle actif, constructif et discret», a-t-il dit –a soulevé le scepticisme des Libyens à l'égard de l'ONU. Et de souligner : «La solution sera mise au point par les Libyens eux-mêmes. Nous sommes là pour les assister à construire des institutions solides.» Aux yeux du représentant du SG de l'ONU, la Libye, vu son potentiel économique, est en mesure de trouver rapidement le chemin de la stabilité et de la prospérité, pourvu qu'elle réussisse la réconciliation nationale. «Les expériences algérienne et tunisienne sont instructives», a-t-il suggéré.
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