ALGER - La délégation ministérielle de la Ligue arabe se réunira à nouveau samedi à Doha pour examiner la situation prévalant en Syrie, alors que des militants anti-gouvernementaux ont appelé jeudi les Syriens à manifester vendredi dans tout le pays sous le slogan "la grève de la dignité".
La commission ministérielle arabe sur la crise syrienne tiendra une nouvelle réunion à Doha pour l'évaluation de la réponse du gouvernement syrien à propos de la signature du protocole de la Ligue arabe portant sur l'envoi d'observateurs arabes en Syrie pour s'enquérir de la situation dans le pays, a indiqué une source diplomatique arabe.
La réunion sera présidée par le Premier ministre qatari Cheïkh Hamed Ben Jassem Ben Jaber Al-Thani et le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi.
M. Al-Arabi, en visite jeudi à Baghdad, a affirmé que la levée des sanctions arabes imposées à Damas n'interviendrait qu'après la signature par le gouvernement syrien du protocole relatif à l'envoi d'observateurs en Syrie.
Parallèlement, le comité ministériel de la Ligue arabe en charge du mécanisme des sanctions a accepté la demande de la Jordanie d'exclure son secteur commercial et l'aviation des sanctions visant la Syrie, avait affirmé mercredi le ministère jordanien des Affaires étrangères.
Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères jordanien avait indiqué auparavant que son pays avait demandé au comité ministériel arabe d'exclure l'aviation et le commerce jordaniens des sanctions. "Nous soutenons les décisions de la Ligue arabe (...) mais les sanctions vont nuire à nos intérêts", avait-il expliqué.
Les sanctions arabes contre la Syrie ont été décidées le 27 novembre lors d'une rencontre à Doha.
Le commerce entre la Jordanie et la Syrie représente un total de 7 milliards de dollars depuis 2000, selon le service des statistiques du royaume.
Sur les neuf premiers mois de 2011, les échanges commerciaux entre les deux pays étaient évalués à 550 millions de dollars.
En Syrie, les Comités locaux syriens de Coordination (LCC), la principale force de l'opposition, ont lancé un appel à une grève générale dimanche dans le pays où les violences continuent d'émailler le mouvement de contestation, faisant de nombreux morts pour la plupart des civils.
A ce propos, le président syrien Bachar al-Assad a remis en cause le bilan de l'ONU faisant état de 4.000 morts dans les violences qui secouent le pays, affirmant que 1.100 soldats et policiers avaient été tués depuis le début de la crise en mars dernier.
Mercredi, les autorités syriennes ont demandé à la population de voter massivement aux élections municipales prévues lundi, qui connaît une révolte populaire contre le pouvoir.
Sur le terrain, au moins sept civils ont été tués et plusieurs autres blessés jeudi dans de nouvelles violences à Homs, dans le centre de la Syrie, alors qu'un oléoduc a fait l'objet d'un acte de sabotage à l'ouest de la ville de Homs, a annoncé l'agence de presse syrienne, Sana.
En outre, des affrontements se sont déroulés à l'aube à Douma près de Damas entre déserteurs et forces de sécurité, alors que des tirs étaient entendus dans tous les quartiers, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Dans le gouvernorat de Homs (centre), un haut lieu de la contestation, des tirs de mitrailleuses lourdes étaient entendus dans la nuit de mercredi à jeudi dans le village d'Aqrab, "semant la terreur parmi les habitants", selon l'OSDH.
Mercredi, au moins quatre personnes ont été tuées par les tirs des forces de sécurité à Homs et à Idleb (nord-ouest).
Dans la nuit de lundi à mardi, une quarantaine de corps ont été retrouvés dans la ville de Homs, suite aux affrontements entre forces gouvernementales et hommes armés, ont rapporté des médias syriens.
Ces affrontements ont éclaté lundi entre l'armée syrienne et des hommes armés qui ont lancé des attaques sur des points de contrôle dressés par l'armée syrienne, a indiqué le journal al-Watan.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz