Alger - A la une

CRISE AU SEIN DU FNA Touati remporte la manche



Le patron du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a réussi son coup. Il a, d'une part occupé durant plusieurs jours la scène médiatique et a, d'autre part réduit, (temporairement ') au silence ses adversaires, des cadres exclus du parti.
Le congrès extraordinaire que devaient tenir, hier vendredi, à l'hôtel Soummam, à Boumerdès, les redresseurs du FNA a été annulé. Vendredi matin, aucun de ces redresseurs n'était visible au lieu où devait se dérouler cette rencontre autorisée par l'administration. Par contre, des dizaines de partisans du président du FNA, majoritairement venus d'Alger mais de l'intérieur du pays, se sont regroupés à l'hôtel Le Rocher distant d'une centaine de mètres de l'hôtel Soumman qui devait abriter le congrès extraordinaire des contestataires. «Il n'y a aucun contestataire. Ils n'ont pas osé venir», clamaient les supporters de Touati. «Nous avons estimé que nous pouvions être la cause de dérapages graves. En concertation avec les autorités, nous avons préféré reporter notre congrès.» C'est ce que nous a déclaré au téléphone El Hadi Drali, député de Boumerdès et membre de cette dissidence. Cette assertion concernant ce report sera vite démentie par le patron du FNA qui a rejoint, dans l'après-midi, ses partisans à l'hôtel Le Rocher pour animer un point de presse. S'agissant de l'affaire d'autorisation, il a déclaré en substance, en vainqueur de ce match, en fustigeant l'administration que «la même personne qui a signé le refus de notre demande déposée le 26 décembre 2011 de réunion à Boumerdès de notre conseil national élargi aux militants actifs a donné le même jour par écrit son aval aux dissidents pour organiser leur congrès illégal ». Pour étayer ses propos, il a montré à l'assistance tous les documents liés à cette affaire. Touati précisera, par ailleurs, que son parti a déposé un recours au niveau de la chambre administrative de Boumerdès obligeant l'administration de la wilaya à retirer aux dissidents l'autorisation qu'elle leur avait auparavant accordée. A notre question sur le dépôt de la demande par son parti auprès de l'administration — le 26 décembre 2011 après celle déposée le 21 décembre 2011 par ses contestataires, le conférencier nous dira que «les responsables du parti n'étaient pas au courant de la démarche de ses adversaires, à noter que c'est lors de la venue de Touati à Boumerdès que cette affaire de réunion de ce fameux conseil national du parti élargi aux militants actifs a été révélée. Le conférencier prend à témoin l'opinion publique pour adresser une question au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales : «Sommes-nous sur le chemin des réformes ou sur celui de la confirmation de la régression, des abus et de la hogra ' C'est ce que nous voulons savoir». En tout état de cause, cette affaire d'autorisation accordée aux dissidents, dont le nombre est estimé par le patron du parti à 37, puis qui leur a été retirée n'a pas livré tous ses secrets. Les observateurs ont passé hier en revue toutes les hypothèses. Serait-ce un coup de marketing politique pour émerger, à la veille d'une pré-campagne électorale, au plan médiatique ou un montage politique des officines du pouvoir en vue d'affaiblir momentanément Touati afin de lui arracher quelques concessions politiques notamment sur ses attaques de pure forme contre précisément ce pouvoir '
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)