Alger

CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE



L’Afrique face à son destin
Le chef de l’Etat, M.Abdelaziz Bouteflika, a réitéré la nécessité d’une «révolution verte» en Afrique. Une option qui devrait assurer la sécurité alimentaire du continent. Le président de la République a-t-il anticipé les laborieuses négociations du Sommet de la FAO qui s’est tenu à Rome et qui a pris fin le 5 juin? En effet, la montagne, sauf retournement de situation, semble avoir accouché d’une souris. On est bien loin des 15 milliards de dollars nécessaires pour fournir l’aide urgente aux 300 millions de personnes menacées par la famine. Le Sommet de Rome n’a permis de recueillir que 6,5 milliards de dollars de promesses de dons. L’objectif fixé par le document final du sommet qui a pour but de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d’ici à 2015, semble très mal engagé. Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, y est préparé, presque résigné même.Il le dit avec une pointe de désespoir avec les tendances observées (actuellement), cet objectif serait atteint en 2050 seulement au lieu de 2015. Après un pareil constat, quel sera le sort des 850 millions de personnes qui souffrent de malnutrition? Sans oublier aussi que la crise alimentaire actuelle menace au moins 100 autres millions d’êtres humains. Le continent africain y est terriblement exposé. Le chef de l’Etat algérien l’a souligné. «La hausse brutale des prix des denrées alimentaires enregistrée au niveau mondial atteint durement l’Afrique», a déclaré le Président Bouteflika. Il ne s’arrête pas devant cette dramatique réalité. Quelle serait donc la voie salutaire pour échapper à ce triste sort?«L’idée d’une révolution verte en Afrique, devenue plus que jamais d’actualité, est reconnue de plus en plus comme une voie salutaire pour la sécurité alimentaire de l’Afrique et aussi pour les équilibres alimentaires mondiaux», a préconisé Abdelaziz Bouteflika dans un message lu en son nom par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme. M.Chérif Rahmani est intervenu en qualité de représentant du président de la République à l’occasion du 8e Sommet Léon Sullivan sur le tourisme et les infrastructures de développement, qui s’est ouvert à Arusha en Tanzanie, mercredi 4 juin. L’Afrique ne serait donc pas condamnée? Les opportunités seraient même nombreuses selon M.Bouteflika et l’intérêt que portent les investisseurs étrangers au continent africain peuvent le sortir de ses difficultés économiques et sociales actuelles. L’Afrique, «que l’on commence à identifier à juste titre comme le continent des futures opportunités, attend de l’investissement étranger une amélioration de sa compétitivité économique et une plus grande valorisation de ses produits à l’exportation, qu’ils soient agricoles ou d’origine industrielle», a signalé le chef de l’Etat algérien. L’Afrique a-t-elle pressenti que son destin se jouait ailleurs qu’à Rome?Le présent Sommet (celui d’Arusha en Tanzanie) «se tient au moment où l’Afrique est décidée à mobiliser tous les moyens de son propre développement et réunir les conditions pour y parvenir, tant au plan interne qu’au niveau des partenaires externes qu’elle s’emploie à promouvoir», a ajouté Abdelaziz Bouteflika.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)