La forte présence des moustiques inquiète les citoyens à Alger et dans sa périphérie. C'est du jamais vu, indiquent nombre d'entre eux, qui expriment des appréhensions quant à ce véritable «assaut» de ces insectes nuisibles et vecteurs de maladies.On est à la fin octobre et les moustiques sont encore présents, voire leur nombre s'est multiplié. Le phénomène est observé dans les communes du centre d'Alger, mais aussi dans les zones extra muros, telles que Bab Ezzouar, Dar El Beïda, El Hamiz, etc. Les services de l'APC ont bien veillé à prolonger les opérations de désinsectisation, des camions de désinfection continuent à faire des tournées, la nuit, à travers différents quartiers et artères de la capitale.
Mais sans parvenir à exterminer ces insectes qui semblent développer de la résistance aux produits utilisés. Si certains justifient la prolifération des moustiques par la persistance de la chaleur, bien d'autres attribuent cette situation au manque d'hygiène et de salubrité publique.
A Alger-Centre ou dans les autres communes de la capitale, la saleté est frappante. D'un côté, le ramassage, bien qu'effectué quotidiennement, ne semble plus suffisant et la qualité de la récolte des ordures reste discutable. Il suffit de préciser que les bacs à ordures, bien que vidés des détritus, sont souvent infects, faute de nettoyage à grande d'eau et sont par excellence un gîte idéal pour que les moustiques s'y reproduisent.
A cela, faut-il évoquer l'incivisme de certains citoyens qui jettent leurs ordures un peu partout et ne daignent respecter les recommandations des autorités publiques, afin de faire face à ces insectes dont le moustique tigre. Tout compte fait, la seule solution, ne peut être que l'arrivée dans les meilleurs délais de la saison d'hiver et des grands froids.
Un facteur en mesure de diminuer la présence des moustiques dans nos quartiers et nos maisons. Mais d'ici là, on ne peut qu'assurer qu'on aura échoué à lutter contre la présence des moustiques et la persistance de cette situation pourrait être, à l'avenir, un véritable problème de santé publique dont les responsables sont, à la fois, les autorités publiques en raison de leur laisser-aller et des citoyens à cause de leur manque de civisme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel G
Source : www.elwatan.com