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Cours du pétrole



Cours du pétrole
Décision surprise et profitable, la rencontre Opep d'Alger ! La rivalité entre les uns et les autres, celle entre l'Iran et l'Arabie saoudite en particulier s'est estompée pour laisser place à la nécessité de préserver l'unité du cartel.Peu importait d'ailleurs la forme, l'essentiel étant que la symbiose, la vie économique commune, cimentée par la solidarité sinon dans le combat livré en commun contre la mondialisation, l'impérialisme économique, soient sauvegardés et, si possible, développés. Bien sûr, pareil objectif, pour atteindre sa plénitude, devait être exempt de tout esprit de division et de toute visée d'"hégémonie.Tels furent en tout cas, certains des préalables posés par la diplomatie économique de l'Algérie et pour une rencontre pleine de toute réalité opérationnelle.Durant deux jours, l'Opep à Alger est parvenue à limiter les dégâts de la dégringolade des prix du brut en vigueur depuis la mi-mai de l'année 2014 et surtout pour resserrer ses rangs.Cette fois-ci sous la bannière diplomatique et économique de l'Algérie. Un inédit dans les annales de l'histoire du cartel pétrolier et qui vient de mettre fin à la " porcelaine " si fragile de l'Organisation pétrolière, désarticuler les divergences autour desquelles elle tourne depuis des mois, rendu sans nul doute aléatoire l'échec de la prochaine session prévue le mois de novembre à Vienne, permettre un "spectaculaire " renforcement du poids de l'Opep sur le marché pétrolier, sur la production et l'augmentation des prix du baril.Au regard du rôle joué par l'Algérie, l'Opep a su prendre conscience de la mauvaise situation en présence. C'était, dans l'esprit des plus chauds partisans de la réduction de la production actuelle, le rendez-vous de l'espoir, celui aussi de la marche vers l'union des pays producteurs d'or noir. Au lendemain de cette rencontre historique d'Alger, force est de reconnaître, c'est le moins que l'on puisse dire, que c'est du "tout-cuit" pour la suite des décisions à venir de l'Opep pour l'équilibre du marché (offre-demande).Tous ont réalisé que les divergences opposant tel pays à tel autre, sinon tout simplement tel dirigeant à tel autre, étaient mineurs en regard des intérêts fondamentaux de l'ensemble des pays producteurs de pétrole. En mettant l'accent fort sur le leadership de l'Opep, la prise en charge de cette mauvaise situation, l'Algérie a réussi à faire à l'organisation une nouvelle page marquée par une nette volonté de concertation ; notamment en matière de niveaux de production et de prix du brut. Cela supposait que chacun fasse des sacrifices et accepte des concessions pour un meilleur poids de l'Opep sur le marché pétrolier mondial.En effet, la persistance de la baisse du prix du pétrole sur les marchés internationaux depuis 2014, n'est pas sans provoquer encore une crise importante des économies de nombre de pays exportateurs membres ou non de l'Opep, et particulièrement pour ceux dont le pétrole est la seule source de revenu pour leur développement socio-économique ou pour renforcer leur politique de défense de leur territoire national menacé par les guerres, les actions déstabilisatrices organisées de l'extérieur et le terrorisme.Dès lors, les conclusions des travaux de la rencontre de l'Opep à Alger sont à considérer comme le slogan le plus vocabulaire sur le plan économique en même temps que le plus politique, il suffit d'être solidaire pour le faire entrer dans la pratique et le respect. Tout indique également que la rencontre d'Alger a été une occasion pour l'Algérie d'interpeller tout le monde au sujet de mettre de l'ordre dans le marché international et donc de discipliner certains exportateurs Opep ou non Opep, en premier lieu l'Arabie saoudite, l'Iran et à un moindre degré la Russie. Il n'y a pas d'autre solution que de réduire la production.Mais, à la réunion d'Alger, qui s'est révélée importante précisément sur cet aspect, tous les membres de l'Opep doivent aujourd'hui travailler dans le but de définir un juste quota de réduction pour chaque pays.Dans ce contexte et avec cette logique, l'Algérie s'est dite prête à collaborer pour trouver d'ici à la prochaine session de l'Opep à Vienne la formule la plus juste et la mieux appropriée pour résoudre cette crise du baril de pétrole.
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