
Comme il a eu à le démontrer en optant pour des initiatives, aussi minimes soient- elles, mais qui lui permettent de se remettre d'une manière ou d'une autre sur le plan médiatique.Des têtes affiliées à la mouvance islamiste salafiste sont tombées hier à Alger. En effet, c'est au quartier populaire de Haï El Badr, dans la capitale, que les éléments de la BRI Brigade de recherches et d'investigations, ont pu arrêter des individus certainement recherchés par les services de sécurité. En fait, les nombreuses souricières tendues par les hommes de la Police nationale ont fini par payer. En effet, aux cours des deux derniers mois au moins, les carrefours jouxtant Haï El Badr limitrophe de la station de métro au nom éponyme, ont régulièrement été bouclés. Des dispositifs sécuritaires ont ainsi été régulièrement érigés dans cette zone qui, rappelons-le, est géographiquement mitoyenne du fief de Ali Belhadj, numéro deux de l'ex- FIS. Le trublion de personnage est d'ailleurs sous le coup d'une décision judiciaire limitant ses mouvements et surtout lui interdisant tout prêche en rapport avec sa responsabilité dans la tragédie nationale. Il est clair que cette zone qui donne sur les quatre points cardinaux de l'Algérois aura été susceptible de couver quelques nids du salafisme. Finalement, ce week-end, en matinée, un grand coup de filet a vu tomber des têtes qui prônent le discours de Belhadj et dont le propre consiste à remuer le couteau dans la plaie, malgré les 26 années qui nous séparent du début de la tragédie nationale et les risques d'attenter à la stabilité du pays en ces temps difficiles où l'ennemi attend la moindre occasion pour déstabiliser le pays. D'ailleurs et lors de leur arrestation, les salafistes qui en gandoura, qui en tenue civile ordinaire, n'hésitaient pas à scander en langue arabe classique: «Ya Lil ar ya lil ar, Ali Belhadj tahta el hissar!» «O la honte, ô la honte, Ali Belhadj sous embargo!). Le flair des fins limiers de la police a particulièrement été sollicité ces derniers jours dans ce quartier, à la lisière de Kouba et de Hussein Dey. Les forces de sécurité ont su mettre à profit leurs efforts pour instaurer un climat de sérénité dans cette région, où les foyers de la sédition pourraient encore exister. Notons que l'opération réussie a eu lieu ce vendredi, jour de prêche par excellence dans les mosquées du pays et que Ali Belhadj affectionne particulièrement comme il a eu à le démontrer en optant pour des initiatives, aussi minimes soient-elles, mais qui lui permettent de se remettre d'une manière ou d'une autre sur le plan médiatique. La dernière gesticulation de Ali Belhadj remonte à l'hiver dernier. Sous le coup d'une décision judiciaire limitant ses mouvements et surtout lui interdisant tout prêche en rapport avec sa responsabilité dans la tragédie nationale, il n'a pas fait que transgresser les limites fixées. L'homme a été jusqu'à la ville de Oued Rhiou à près de
200 kilomètres à l'ouest d'Alger pour animer un véritable meeting public en présence de plusieurs dizaines de citoyens et pendant plus de 25 minutes. «C'est bien la première fois que Ali Belhadj s'autorise une telle offensive. Il va de soi que son propos a été d'une extrême gravité, apportant des accusations très graves à l'endroit de l'Etat algérien et à son armée», rapportait alors L'Expression.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim BENALIA
Source : www.lexpressiondz.com