
Ramdan Abdenbi parvient à jouer avec les paradoxes. On prend un mot pour un autre, entraînant une foule de confusions, de désirs inconscients dans un chassé-croisé actuel. Deux intrigues se tressent entre réalité et déraison. L'œuvre «Timsirin N Tudert», leçons de la vie, un recueil de huit nouvelles, aborde dans un style libre tous les thèmes qui se référent à la vie. On citera l'exemple de l'amour, la jeunesse, la décennie noire, un hommage aux medias, un hymne à l'amour en hommage au chanteur Mourad Zimu. Pour sa part, l'auteur tient à préciser que ce livre est un travail qui lui a pris un mois d'écriture durant la période sacré de Ramadhan. Ses performances reposent sur la volonté de présenter un écrit sous une forme accessible à toutes les sensibilités. Ce genre d'écrit lié à la passion et la réalité tissant le visage d'une génération à une autre. C'est un devoir de témoignage littéraire que d'évoquer notre époque par une fantaisie qui joue à mettre en relief des concepts qu'on a forcément perdu, en raison des multiples événements qui se sont succédés à travers le temps et l'espace. Chaque tirade de ce texte donne une opportunité de réflexion et de méditation sur les réalités de la société. La seule constante semble àªtre cette plongée dans les fins fonds de l'humain avec toutes ses faiblesses, dans une société emplie de diversité et dont la singularité demeure cette recherche de soi en l'autre. Cet illustre poète a voulu tabler dans son travail sur l'art de la narration. La force de la touche artistique de cet auteur est de faire exploser cet assemblage d'expérience qui s'est distingué par une maîtrise et une cohérence d'écriture que lui seul peut apporter une rigueur et un investissement entier.Cette nouvelle expérience se veut, selon cet auteur un réel travail de recherche où il exhorte la conscience sociale. Ramdan Abdenbi dira «La vie est une école. Nous sommes constamment en apprentissage. Pour résumer, on doit retenir les leçons de nos erreurs afin d'avancer et ne plus retomber dans ces mêmes bévues». Cet auteur appuie cette déclaration en l'illustrant dans un passage (4e poème) sur la mémoire qu'il qualifie d' «oublieuse» et «défaillante», surtout que l'homme ne tire pas les bonnes leçons pour se parfaire. Chaque œuvre de Ramdan Abdenbi est pour le lecteur une longue analyse et une profonde méditation. On ne peut rester passif ou indifférent à la lecture de ses livres, véhiculant des messages. On ne peut que les interpréter dans le système de valeurs objectives qu'elles véhiculent et cela selon la sensibilité de chacun. L'auteur ne force pas une prise de position. Il suggère. Ces valeurs, il les situe dans les murs intérieurs et extérieurs qui briment la société d'aujourd'hui. Il oppose l'intelligence à la ruse.Ramdan Abdenbi est né en 1963 à Alger. Ce n'est qu'en 1986 qu'il a écrit ses premiers poèmes. Ces derniers n'ont pas été édités. Il a publié ensuite deux œuvres. Il s'agit de «Anagi», recueil de chroniques parues dans le journal «Izuran Racines» en 2008. «Tamusni Macci D awal», un texte théâtral, par aux éditions Baghdadi en 2009. Il occupe le poste d'infographiste au sein du haut commissariat à l'amazighité (HCA). Il prépare actuellement la sortie d'un recueil de nouvelles «Aqcic Akked Yighid», l'enfant et le chevreau. «Timsirin N Tudert» de Ramdan Abdenbi, Tira Editions.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Samira Sidhoum.
Source : www.horizons.com