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Coopérative immobilière Union et volonté à Sebbala les logements de la discorde Alger : les autres articles



Des bénéficiaires exclus de cette coopérative, dont un député, occupent illégalement des appartements, après en avoir défoncé les portes.
Les responsables de la coopérative immobilière Union et Volonté à Sebbala, dans la commune de Draria, n'ont finissent pas de subir ce qu'ils désignent d'être un «véritable acharnement» de la part de personnes qui faisaient partie de la coopérative, avant d'en être exclus, pour cause de manquement aux engagements d'attribution et des conditions d'acquisition.
«Ces personnes, qui ne font pas partie de la coopérative, à leur tête un député de l'APN répondant aux initiales de B.G., ont défoncé, le 15 septembre dernier, les portes des appartements pour les occuper illégalement», affirme le président de la coopérative, Hameg Youcef, et de poursuivre : «une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie de Draria.»
Cependant, ces personnes ne se sont pas limitées dans leur démarche délictueuse à occuper seulement les appartements, «ils s'en sont pris au siège de la coopérative. Le 15 octobre à 10h du matin, munis d'armes blanches, ils ont investi le siège de la coopérative et détruit mobilier et documents», raconte le président de la coopérative, qui affirme également avoir été pris en otage avec le trésorier de la coopérative, Aouaitia Lassoued.
«Nous avons été retenus par les agresseurs jusqu'à 18h. Le trésorier a été agressé physiquement et évacué à l'hôpital». A l'origine de cette situation «scabreuse», diront le président et le trésorier de la coopérative, les faits suivants : «La coopérative a été créée en 1999 au profit des fonctionnaires de l'APN. Néanmoins, l'assiette foncière n'a été octroyée qu'en 2004, son prix a été évalué, en ce temps-là, à environ 6 milliards de centimes, l'apport des coopérants a été estimé à 25% du coût de revient», expliquent nos interlocuteurs. Certaines personnes inscrites, parmi les 226 bénéficiaires, n'ont pas pu s'acquitter de cet apport initial.
Afin de remédier à ce problème, la liste des bénéficiaires a été ouverte. En 2008, le prix de l'assiette foncière a été revu à la hausse, «les autorités de la wilaya nous ont exigé un supplément de 4 milliards», dira M. Hameg, «c'est alors qu'un certain nombre de coopérants se sont abstenus de s'acquitter de ce supplément, et ce, en dépit de la possibilité d'obtenir des prêts bancaires que nous avons sollicités auprès de la BEA, ou encore la possibilité de payer le montant par tranches», assure le président.
Le conseil de gestion de la coopérative a procédé alors, comme prévu par la loi, à la radiation de ces personnes qui sont au nombre de 25.
Un certain nombre d'entre elles se sont dirigées vers la justice, elles ont eu gain de cause, «nous ne pouvions pas reprendre ces personnes dans la coopérative, étant donné qu'elles avaient été remplacées par d'autres qui ont payé cash», relèvent les responsables de la coopérative.Après avoir investi illégalement les appartements de la coopérative, qui sont en majorité finis, «le député de l'APN est revenu à la charge, pour constituer une sorte d'association avec les premiers postulants, qui ont en ce temps-là payé uniquement 1000 DA en guise d'engagement dans la coopérative», poursuivent-ils.
«Cette pseudo association», telle que désignée par les responsables de la coopérative, «est arrivée même à bloquer le compte de la coopérative», fulminent-ils.Ce qui est déconcertant dans cette affaire, «c'est l'utilisation de l'immunité parlementaire pour enfreindre les lois de la République», concluent nos interlocuteurs, qui espèrent une intervention des pouvoirs publics afin de les conforter dans leurs droits.
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