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Coopération Algéro- malienne



Coopération Algéro- malienne
La relation bilatérale entre l'Algérie et le Mali, demeure plus forte que jamais, la présence de l'Algérie dans le règlement du conflit au nord du Mali a été un grand coup de pouce pour la stabilité dans la région.Néanmoins, les deux gouvernements veulent avoir une coopération stratégique dans divers secteurs, notamment dans le domaine des ressources en eau et de la formation, ainsi que le secteur de l'énergie. A cet effet, une réunion bilatérale a réuni les deux parties hier à Alger, pour tracer un plan de travail pour la concrétisation de l'accord signé dans le cadre de la visite du Premier ministre Abdelmalek Sellal au Mali en novembre dernier.Cet accord de coopération porte sur les échanges d'expertises, la formation et le développement d'actions sur le terrain. Il prévoit aussi une feuille de route dans l'aspect technique et la formation. Dans ce sens, le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, a reçu hier à Alger le ministre malien de l'Energie et de l'Eau, Malick Alhousseini, avec qui il a abordé les possibilités de coopération entre les deux pays dans le domaine énergétique.Au cours de cette rencontre qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de coopération énergétique, signé par le Comité mixte algéro-malien en novembre 2016 à Bamako (Mali), les deux ministres ont abordé les moyens de mettre en ?uvre cette coopération et de profiter notamment de l'expérience algérienne au profit du Mali dans ce domaine.Dans sa déclaration à la presse à l'issue de cette audience, M. Boutarfa a rappelé que l'Algérie était déjà présente au Mali à travers plusieurs actions notamment dans le domaine de l'énergie. Il a également mis en exergue les capacités de l'Algérie de mettre son expérience et son savoir-faire à la disposition du Mali, tout en relevant des similitudes géographiques entre les deux pays pour la réalisation et la gestion de centrales photovoltaïques et de l'énergie éolienne en plus du développement des réseaux d'électrification. A cet effet, des équipes techniques des deux pays vont tenir une réunion pour mettre en place une feuille de route en vue de faire aboutir les projets prévus dans le cadre de l'accord de coopération.Pour sa part, M. Alhosseini a indiqué que l'objectif de sa rencontre avec M. Boutarfa était aussi d'identifier des mécanismes concrets pour la concrétisation d'un vaste programmemalien à alimenter en électricité les populations les plus éloignées, et ce, à l'horizon 2020.Dans ce sens, il a mis en exergue l'importance de la coopération avec l'Algérie pour développer des centrales dans le nord du Mali.Parmi ces projets, le ministre malien a cité les centrales hybrides de 40 MW à Gaoua, de 40 MW à Tombouctou et un projet de 200 MW à travers le reste du pays.Relevant que le taux de couverture en électricité dans son pays avoisine seulement 36% du territoire malien, M. Alhosseini a indiqué que l'objectif tracé était de passer d'une situation de déficitaire au statut d'exportateur de cette énergie grâce à une meilleure exploitation des ressources dont dispose son pays.Amimer Energie a signé des contrats avec la société Energie du MaliLe groupe privé algérien Amimer Energie a signé hier à Alger avec la société malienne Energie du Mali (EDM) des contrats de réalisation de deux centrales électriques de 40 MW au Mali pour un montant de 70 millions de dollars.Ce contrat porte sur l'engineering et la réalisation de deux centrales électriques diesel dans les localités maliennes de Kati et de Dar Salam d'une puissance de 20 MW chacune. La cérémonie de signature de ces contrats s'est tenue en présence du ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, et du ministre malien de l'Energie et de l'Eau, Malick Alhousseini, et de responsables des deux entreprises contractantes.S'adressant aux responsables maliens, le directeur général du groupe Amimer Energie, Amar Boukheddami, s'est engagé à assurer dans les meilleurs délais la réalisation des deux projets.Pour sa part, le directeur général de la société malienne EDM, Dramane Coulibaly, a avancé que ces deux centrales permettraient de résorber une partie du déficit énergétique dans les localités de Kati et de Dar salam.Ces projets, a-t-il soutenu, vont doter EDM des outils adéquats pour lui permettre d'assurer la continuité des services.De son côté, M. Boutarfa a indiqué que par leur capacité, ces deux centrales étaient d'une puissance importante pour la région et pour le Mali."Nous Africains, nous avons les capacités d'un grand nombre de projets en commun. C'est aussi dans les orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de développer davantage les relations avec les pays africains notamment avec le Mali", a-t-il affirmé.Le ministre malien a souligné, quant à lui, que ces contrats entraient en droite ligne avec la politique énergétique du gouvernement de son pays qui a adopté récemment un plan d'action visant à relever le taux d'accès à l'énergie grâce à un vaste programme d'implantation de centrales d'énergie solaire et de centrales hybrides."Mon département ministériel ne ménagera aucun effort pour soutenir ce projet et accompagner tous ceux qui naîtront de la coopération entre nos deux pays", a-t-il affirmé.Créé en 1989, le groupe Amimer Energie est une société par actions de droit privé d'un capital de 1,7 milliard de DA, spécialisée dans la réalisation de centrales électriques et la fabrication de groupes électrogènes, de motopompes et de moto-soudeuses. En Algérie, elle a développé ses activités de réalisation des centrales électriques depuis 2002, et ce, dans plusieurs régions dont essentiellement le sud du pays pour le compte de Sonelgaz. Elle compte deux unités de production à Béjaïa et à Blida ainsi que plusieurs filiales dans les travaux de génie civil, de maintenance des équipements de production d'énergie et un projet pour la production de transformateurs électriques.Ce groupe privé avait déjà conclu un contrat avec le Tchad pour la réalisation d'une centrale électrique hybride de 30 MW.Ouali évoque avec son homologue malien la coopération bilatéralePar ailleurs, le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali, a reçu avant-hier à Alger, le ministre malien de l'Energie et l'Eau Malick Alosseini, avec lequel il a examiné la coopération bilatérale en matière de ressources en eau ainsi que le développement des zones frontalières.S'exprimant à l'issue de l'audience, M. Ouali a souligné la disponibilité de la partie algérienne à accompagner le Mali dans ses efforts pour le développement de ses zones frontalières."Avec le changement de situation au nord-Mali, l'Algérie a toujours été là, elle est attentive. On est prêts pour accompagner le Mali pour le développement de la bande frontalière", a indiqué le ministre, rappelant que les deux parties ont mis en place "un comité bilatéral de haut niveau qui a permis de mettre sur pied de nouveaux mécanismes pour consolider la coopération notamment dans la prise en charge des préoccupations des zones frontalières maliennes surtout en termes de recherche de ressources hydriques, dans la formation et la gestion".Il a souligné dans ce sens que la partie algérienne avait inscrit, par le passé, des projets sur le budget de l'Etat pour réaliser des forages au niveau des zones frontalières maliennes.Relevant les liens historiques entre les deux pays, le ministre a affirmé que les efforts de développement des zones frontalières communes ont été toujours accompagnés par des mécanismes de mise en ?uvre, notamment le Comité mixte transfrontalier.Pour sa part, le ministre malien a affirmé que sa visite à Alger a pour but de s'imprégner de l'expérience algérienne dans les domaines de l'eau et de l'énergie, ajoutant qu'elle sera l'occasion pour signer un contrat entre la société malienne de l'Energie et la société privée algérienne "Amimer Energie" pour la construction d'une centrale thermique de 40 MW à Sudo (nord-Mali)."Nous aurons aussi avec ma délégation faire le point avec la partie algérienne pour la construction d'autres centrales au niveau d'autres régions du nord du Mali", a-t-il ajouté.Le Mali, a-t-il indiqué, a lancé un programme qui prévoit l'alimentation en eau potable de 1.340 localités à travers le pays à l'horizon 2020.M. Alossieini a fait part, en outre, de la disponibilité de la partie malienne "à accueillir les investisseurs algériens, relevant les opportunités d'investissement au Mali dans les domaines de l'eau, l'énergie, les transports et le BTP.
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