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Contre le retour du colonialisme dans le continent Naissance d'un Front citoyen africain



Contre le retour du colonialisme dans le continent                                    Naissance d'un Front citoyen africain
Le Collectif algérien de l'initiative du forum citoyen africain (Caifca), en collaboration avec le Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui (Cnasps), ont organisé, hier, à l'hôtel El-Aurassi (Alger), une conférence panafricaine du Front citoyen africain pour la démocratie et contre le retour du colonialisme en Afrique. Outre les ambassadeurs, dont celui de la République sahraouie (Rasd), des représentants de plus d'une trentaine de pays africains (Afrique du Sud, Mali, Sénégal, Niger, Nigeria, Tunisie, Burkina Faso...), ont pris part à cette rencontre de deux jours, qui se tient au moment où l'Algérie fête le cinquantenaire de son Indépendance.
Un membre du Caifca a justifié la tenue du forum d'El-Aurassi par le constat fait des intellectuels et hommes politiques africains, quant aux 'man'uvres auxquelles s'adonnent les anciennes puissances coloniales pour récupérer des richesses". Pour le Dr Ayachi, ces puissances ont utilisé différentes 'formes de déstabilisation" des Etats africains pour arriver à leurs fins. Plus grave encore, des groupes d'intérêts internationaux, sous le couvert des puissances occidentales, se livrent carrément au pillage, en semant la mort et la désolation, ajoutera-t-il. 'Le temps est venu pour ces élites, qui sont conscientes du danger néocolonialiste, de constituer un front citoyen pour mettre en échec cette prédation des richesses des pays africains", a encore indiqué le représentant du Caifca.
Au cours de la rencontre, plusieurs intervenants se sont succédé à la tribune. Ils ont fait part de leurs inquiétudes notamment sur la Libye dont 'les richesses sont aujourd'hui spoliées", sur le Mali 'menacé dans l'intégrité de son territoire" et sur la question du Sahara Occidental, dont le peuple 'attend toujours d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance". Il a aussi été question de l'Algérie et de 'l'exemple" qu'elle a représenté dans la lutte contre le colonialisme, mais aussi de l'espoir qu'elle a fait naître chez les peuples d'Afrique et d'ailleurs.
D'aucuns ont témoigné de l'apport de l'Algérie, 'terre de combat et de dignité", aux mouvements de libération nationale et aux peuples en lutte. Ils ont rappelé le rôle joué par l'Algérie 'pour l'expulsion du régime raciste de Pretoria de l'Assemblée générale de l'ONU" et dans l'adoption, par la même AG, de la Déclaration 1514 (14 décembre 1960) portant octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. D'autres, comme l'actuel maire aux Îles Comores, qui avait suivi ses études universitaires dans notre pays, ont exprimé leur 'reconnaissance" à l'égard de l'Algérie 'qui a contribué à la formation de l'élite africaine".
'L'Afrique demeure aujourd'hui un enjeu fondamental, dans la rivalité entre les puissances qui convoitent nos richesses", a souligné, de son côté, le Premier ministre malien, en invitant les dirigeants et les élites à s'interroger sur la nature des systèmes politiques et à refonder 'une nouvelle démocratie sur le socle de la justice sociale". Le haut responsable malien a, par ailleurs, témoigné du soutien de son pays à l'Algérie et au FLN, dans leur combat libérateur, ainsi que de son opposition aux essais nucléaires dans le Sud algérien. 'L'Algérie souhaite aujourd'hui une solution malienne forgée par les Maliens. Elle a compris, mieux que d'autres pays, que nul ne peut se substituer à notre peuple", a-t-il affirmé.
H A
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