Aux premières lueurs de l?aube, les Espagnols opèrent un débarquement réussi à El Harrach dans l?intention de prendre les Algériens à revers et neutraliser l?artillerie qui empêche l?accostage. Pendant ce temps, les bâtiments de guerre font diversion en s?acharnant sur La Casbah à coups de canon. A l?embouchure d?El Harrach, les combats sont intenses. Si Mohamed, Khalifat d?Oran pénètre dans la mêlée et perd son cheval transpercé de tirs de fusils. Il se relève et harangue ses soldats. Les Espagnols, nombreux, étaient sur le point de se positionner durablement. Et voilà que sur l?heure du midi, un nuage de poussière monte derrière les collines. Des cris de guerre surgissent et le sol se met à vibrer. Salah Bey apparaît à la tête d?un terrifiant rideau de 500 chameliers au galop jetant l?effroi dans les rangs ennemis. Les plus chanceux des envahisseurs regagneront péniblement la plage dans un carnage apocalyptique de noyés alourdis par les armures métalliques, des cadavres et des blessés gémissants. Toutes les batteries de canons placées par l?ennemi sont laissées à l?abandon. A la tombée de la nuit, découragés par cette terrible défaite, il ne restait plus aucun bâtiment de guerre dans la rade. Cette contre-attaque inattendue de Salah Bey a sauvé Djazaïr Beni Mezghenna en ce samedi 18 djoumada el aouel 1189 (juillet 1775). L?histoire retiendra le nom de Larbi Belkheir de Soumata comme le messager qui a apporté la bonne nouvelle à Salah Bey. Héros d?Alger, l?épopée de Salah Bey sera contée dans tous les foyers. « Je me suis rendu dans la ville Heureux moment ! J?ai vu mes fils Le peuple m?attendait Ô mon Dieu ! Quelle journée ! »
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Posté par : sofiane
Source : www.elwatan.com