Alger

Contraint de modifier sa composition en France: Red Bull fait des bulles, sauf en Algérie



Le leader mondial de la boisson énergisante Red Bull fait de nouveau l'actualité. Des scientifiques se sont élevés en Europe et ailleurs pour tirer la sonnette d'alerte en raison de suspicions sur des «effets neuro-comportementaux indésirables» sur les consommateurs. Même si le géant de la boisson énergisante a emporté la semaine dernière une longue bataille en France en obtenant le droit de commercialiser son produit vedette interdit depuis 1996, la communauté scientifique reste sceptique. Après un long feuilleton judiciaire, Red Bull s'est finalement soumis aux exigences sanitaires de la France en substituant son ingrédient de base, la taurine, par un autre acide aminé, l'arginine, avec un dosage plus faible de 12%. La marque a aussi supprimé un autre ingrédient de base, la glucuronolactone, pour vendre son produit sur les étals français. Mais qu'en est-il pour la commercialisation de ce produit en Algérie ? Lors d'une virée dans les commerces, nous avons constaté que toutes les canettes proposées à la vente étaient à base de taurine avec un dosage de 0,4%. Les canettes de 250 ml vendues sur nos étals comportent la traditionnelle formule à l'origine du succès commercial de Red Bull (taurine 1.000 mg, caféine 80 mg, glucuronolactone, sucre saccharose et glucose 27 g, vitamines B6 et B 12, acides nicotinique et pantothénique, eau gazéifiée...). Les ingrédients actifs restent la taurine, un acide aminé, le glucuronolactone et bien sûr la caféine qui restent, en dépit des craintes des scientifiques, de forts stimulants pour l'organisme humain, ce qui attire les jeunes consommateurs en quête de tonus. La majorité des consommateurs interrogés, âgés de 20 à 40 ans, ignorent totalement les risques de l'excès de consommation de cette boisson énergisante, alors que les quelques personnes qui avaient entendu parler du sujet sur les chaînes satellitaires ne semblent pas très inquiètes. Pour les médecins, seul un excès de la consommation de la boisson énergisante pourrait être à l'origine d'effets limités dans le temps et qui ont tendance à disparaître quelques heures après la consommation. Dans les supérettes, rares sont les clients qui s'attardent à lire la liste des composants de la canette à la couleur bleue et argentée. «Je ne jette jamais un oeil sur la composition de la canette», assure un jeune. D'autres estiment que même si on voulait faire la fine bouche en consultant la liste des ingrédients, il est difficile, voire impossible pour les profanes de décrypter les ingrédients de cette boisson. «J'ai essayé un jour de lire la liste des ingrédients mais les noms utilisés par le producteur, comme le glucuronolactone ou l'acide pantothénique, m'ont vite dissuadé», ironise ce jeune. D'autres consommateurs de boissons énergisantes estiment qu'on devient avec le temps un accro de ce genre de boisson. Ainsi en Algérie, on reste loin de la psychose qui sévit en France et la quasi-totalité des consommateurs algériens ne semblent pas prêter l'oreille aux avertissements des scientifiques. «Les boissons énergisantes, c'est comme la cigarette. On nous casse les oreilles à longueur d'année sur leurs effets néfastes mais on continue toujours à en consommer», estime cet homme. Et d'enchaîner: « De toutes les façons, ce n'est pas l'excès de consommation de boissons énergisantes qui risque de tuer notre jeunesse». A noter que le producteur de cette boisson énergisante, commercialisée dans 144 pays à travers le monde, dont 25 nations européennes, a assuré que son produit ne représentait aucun risque sur la santé des consommateurs. « Il n'y a jamais eu d'éléments prouvant la toxicité de notre boisson », rassure le producteur sur son site Internet.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)