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Consulat d'Algérie à Montréal



Consulat d'Algérie à Montréal
Vu l'insatisfaction générale de la qualité des services offerts par le consulat d'Algérie à Montréal, je tiens à rédiger ce petit témoignage qui se base sur mon expérience personnelle et sur les commentaires recueillis auprès des membres de notre communauté établie au Canada.Résidant à Montréal depuis plusieurs années, je ne peux qu'être scandalisé par les différentes situations vécues auprès de ce consulat.Je me rappelle des années où le consul général était Abdelaziz Sbeaa. Un diplomate de bas étage qui ne devait son poste que grâce au quota dont bénéficiaient ses parrains et commanditaires. Le consul Sbeaa , trop sur de l'appui de son clan et dépourvu de compétences et de belles manières, ne prenait même pas la peine de dire bonjour ou d'exprimer les salutations d'usage. Quand il daignait répondre au téléphone, choses rare d'ailleurs, il commençait toujours par manifester sa mauvaise humeur et son manque de politesse par un Ouai, wach khossek. Dans une communication téléphonique que j'ai eue avec lui, il m'a répondu que le consulat d'Algérie emploi des algériens et qu'il faut faire avec. Je lui ai rétorqué que je suis d'accord avec lui mais que la communauté algérienne au Canada regorge de compétences et qu'il y a moyen d'y trouver de bons candidats. D'ailleurs, à cette époque, j'ai vu de mes propres yeux, un agent consulaire cigarette à la main se baladant à l'intérieur du consulat. Bien sur, je n'étais assez convaincant auprès de Sbeaa et de certains de ses agents qui d'ailleurs lui ressemblaient beaucoup. À chaque remarque exprimée avec la plus grande politesse par les membres de la communauté, on a souvent droit à des réponses telles que : je ne travaille pas pour toi. Apparemment, ils ne sont pas comptables et sont au dessus de toute critique. Je me vois obliger de crier VIVE LE PROFESSIONALISME (rire). Une impolitesse très payante puisque ces mêmes agents sont toujours là et souvent promu à des postes plus importants. À ma connaissance, même l'ancien consul Sbeaa a été promu ambassadeur en Europe. Belle promotion pour un piètre personnage!Des membres de la communauté ont été victimes d'intimidation et de séquestration de documents juste parce qu'un membre du personnel ne les trouvait à son goût ou était de mauvaise humeur ce jour-là. On dirait qu'il n'y a pas de règles claires. Tout dépend des circonstances et des humeurs du moment.L'année dernière, dans le cadre du renouvellement de mon passeport biométrique, j'ai du faire plusieurs appels téléphoniques au Consulat. La plupart des répondants ont brillé par leur mépris et leur faiblesse de communication. Un agent consulaire doit être professionnel, poli et sympathique sans être familier ou insultant. À les entendre parler, on dirait qu'ils jouent une partie de dominos ou qu'ils regardent le Classico Barca-Real dans un café populaire d'Algérie où certains écarts de langage sont tolérés. Et encore.Je dois reconnaitre que la secrétaire du consul était sympathique et professionnelle. Rare consolation! Je la salue pour ses qualités et je lui souhaite beaucoup de réussite et surtout beaucoup de patience car elle est dans un milieu où ses nerfs sont certainement mis à rude épreuve. Le professionnalisme de la secrétaire montre qu'il y a de bonnes volontés au sein de notre consulat mais elles souvent marginalisées et leur efforts sont diminués par un environnement qui n'apprécie guère la compétence.Chaque visite au consulat nous rappelle le dentiste. On n'a pas vraiment envie d'y aller ou d'y passer du temps. C'est tout un calvaire. Ma dernière visite remonte à l'été 2015. Déjà devant la porte d'entrée, on trouve des agents parlant à haute voix et racontant leurs aventures à ceux qui veulent les entendre. Ils vous jettent des regards agressifs et s'adressent à vous sur un ton méprisable et méprisant. Des années de séjour au Canada n'ont pas suffi à leur inculquer les bonnes manières. Une fois à l'intérieur du consulat, c'est le règne de l'anarchie. Le numéro 16 passe avant le numéro 1. Aux guichets, les agents s'adressent à nous avec les termes : aya, au suivant, aya, au suivant.... On dirait qu'ils s'adressent à des prisonniers. Même les videurs des boites de nuit se montrent plus respectueux. Bien que je ne fréquente pas ces endroits. On se pose des questions sur les critères de recrutement. De gré à gré Selon la tête du client À la petite franquette !!L'Algérie mérite une meilleure représentation et a les moyens d'en avoir. Plusieurs responsables du consulat (consul-adjoint, chef de service, etc.) viennent d'Alger, coutent cher à l'état et n'ont aucune expérience de vie en Amérique du Nord. Il y a la possibilité de recruter sur place au Canada auprès de la communauté algérienne riche en compétence et dont les années d'immigration, d'études et de travail leur ont ouvert les yeux sur des réalités méconnaissables pour un diplomate d'Alger parachuté à Montréal. Cette communauté déjà bien établie au Canada est capable d'offrir un meilleur service et à moindre frais. Une autre solution consiste en le recrutement de femmes. C'est toujours agréable de voir une femme bien éduquée, sympathique et souriante aux guichets. Féminiser le personnel du consulat serait une idée généreuse. Alors plus de chance aux femmes!Mes commentaires sont rédigés dans un but constructif et non pour nuire à telle ou telle personne. Comme je l'ai déjà mentionné, tout n'est pas noir et il y a de belles valeurs au sein du Consulat. Cependant, il reste beaucoup de points à améliorer. Nous aimons l'Algérie et nous espérons le meilleur pour elle.Rachid Kihel
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