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Constructions inachevées : à l'origine de la laideur urbaine Alger : les autres articles



Constructions inachevées : à l'origine de la laideur urbaine                                    Alger : les autres articles
La priorité étant de faire face au problème du logement, les constructions sont devenues, au fil du temps, de véritables cellules où il est question uniquement «d'habiter».
L'anarchie qui caractérise le tissu urbain, particulièrement dans les nouveaux lotissements de la banlieue, dénote le peu d'intérêt qu'accordent les particuliers à l'esthétique. La priorité étant de faire face au problème du logement, les constructions sont devenues au fil du temps de véritables cellules où il est question uniquement d'«habiter». Il n'est pas exceptionnel de voir des lotissements composés de milliers de maisons, dont aucune n'est achevée. Nos cités, dites résidentielles, ressemblent beaucoup plus à des ghettos qu'à autre chose, tant elles ne répondent à aucune norme esthétique. En fait, l'espace urbain est perpétuellement en chantier. La loi 08/15 du 20 juillet 2008, fixant les règles de mise en conformité des constructions et de leur achèvement, a été instaurée dans le but de permettre le parachèvement des habitations.
«Grâce à cette régularisation, les citoyens qui auront en leur possession des documents les confortant dans leur position de propriétaires auront accès, entre autres, au crédit bancaire, ce qui leur donnera la possibilité de finir les travaux de construction», dira M. Ouchir, président de l'APC des Eucalyptus. Les responsables de cette localité de l'est algérois sont confrontés à la gestion du tissu urbain d'une anarchie endémique. Ils ont adopté un arrêté communal en 2010, incitant les propriétaires de maisons et de commerces se trouvant sur l'artère principale de la ville à prendre soin des devantures et façades de leur bâtisse, et ce, afin de donner à la ville un aspect attrayant. «Cette décision a été prise pour contrer l'incivisme de certains propriétaires de bâtisses qui se trouvent sur le boulevard principal de la ville, et ce, afin de redonner à cette artère un peu d'esthétique», assure M. Ouchir, avant d'ajouter : «Néanmoins, nous sommes de plus en plus confrontés, dans le cadre de cette entreprise, à l'incivisme de nos concitoyens qui ne contribuent pas à sa mise en 'uvre.»
La commune des Eucalyptus, qui est devenue un important pôle d'habitations, peine, à l'instar des autres communes de la capitale, à joindre l'utile à l'agréable. La ville est un immense chantier tentaculaire qui ne cesse de s'agrandir. A Heuraoua, les responsables locaux affirment que des dispositions devant stopper la dégénérescence de la ville sont en cours d'application. Il est question de lancer plusieurs opérations d'embellissement qui toucheront le centre-ville et les artères y attenant. Notons que la commune de Heuraoua, en dépit de la laideur de son tissu urbain, semble reprendre du poil de la bête. Tous les édifices publics se trouvant au niveau de la rue principale ont un style architectural mauresque.
A El Hamiz, le constat est plus qu'alarmant, car ce n'est pas seulement une partie de l'agglomération qui est soumise à la laideur des constructions inachevées, mais toute la ville qui en est imprégnée. Le phénomène n'est pas l'apanage de ces seules villes, mais touche la quasi-totalité des communes de la capitale. Il convient, de ce fait, de dynamiser le processus de mise en conformité, afin de répondre aux attentes des citoyens en matière d'esthétique et d'ordre urbain.
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