Dans les deux cas, l’impact de l’entrée de l’investisseur étranger dans ces deux secteurs stratégiques et au moment où le secteur du bâtiment connaît un développement fulgurant n’a pas été ressenti. Plus de 17 ans après l’ouverture économique, l’Algérie n’a pas encore trouvé la démarche idéale à même d’enclencher un processus de privatisation qui peine à prendre sa vitesse de croisière. Si le président Bouteflika a fait un constat négatif des résultats obtenus jusque-là par les réformes, en lançant cette phrase qui restera dans l’histoire : “Nous nous sommes trompés,” c’est parce que tout simplement les choses n’avancent pas au rythme souhaité. Ainsi, au-delà de l’absence de transparence, les objectifs annoncés par le gouvernement depuis près de dix ans n’ont pas connu de prolongement réel sur le terrain. Nous sommes ainsi loin du chiffre des 100 entreprises à privatiser chaque semestre, et nous ne sommes également pas près de maîtriser l’impact des privatisations de grandes sociétés nationales telles qu’El-Hadjar prise par Arcelor Mittal et les cimenteries raflées par le groupe égyptien Orascom.
Dans les deux cas, l’impact de l’entrée de l’investisseur étranger dans ces deux secteurs stratégiques et au moment où le secteur du bâtiment connaît un développement fulgurant n’a pas été ressenti. Dans l’un, la crise du rond à béton n’a pas été réglée. Bien au contraire, elle s’est aggravée. Dans l’autre cas, l’État continue de recourir à l’importation du ciment afin d’atténuer des retards que connaissent les chantiers du BTP d’autant que le volet lié aux infrastructures de base figure en bonne place dans le programme de relance présidentiel. Force est de constater que jusqu’à présent, les multinationales qui pénètrent le marché algérien sont d’abord attirées par le gain, ce qui est en soi tout à fait normal. Mais l’absence d’une stratégie qui s’oriente vers la satisfaction des besoins locaux pose à nouveau la problématique des IDE en Algérie.
Ainsi, jusqu’à présent, seule la téléphonie mobile ou la venue d’opérateurs tels que Orascom Telecom Algérie et Wataniya Telecom a contribué à la satisfaction des besoins des populations et permis une démocratisation du mobile.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Yacine S
Source : www.liberte-algerie.com