Alger

Constat Capital



Constat Capital
Acquis. Ils sont indélébiles pour le handball algérien lors de cette CAN que l'Algérie vient d'organiser avec brio. Et ce n'est pas l'élimination de l'équipe féminime du Mondial qui en atténuerait l'éclat. Nos filles sont arrivées en demi-finale. C'est déjà une prouesse. Ce constat est rédigé avant la finale messieurs (Algérie-Tunisie). Peu importe le score des Verts, qui ont séduit et surtout n'ont pas régressé depuis la CAN jouée au Maroc, même si nous souhaitons aller au Mondial du Qatar avec le statut de champion d'Afrique. Techniquement, en attendant l'injection d'une dose de sang neuf, nos deux équipes nationales (dames et messieurs) sont en progression. C'est capital, particulièrement après tant de crises qui ont désaxé la petite balle algérienne depuis près de quatre ans. Aujourd'hui, l'Algérie du handball veut se replacer dans le giron mondial. Tout concourt à atteindre cet objectif à la condition d'un réel assainissement. En organisant sa troisième CAN à Alger depuis 1989, l'Algérie a montré ses capacités de dépassement de moult défis même si elle pouvait faire mieux. Cette CAN, qui se termine en apothéose entre Algériens et Tunisiens, a considérablement profité à l'Algérie du handball qui a récupéré nombre d'atouts qu'elle avait vu « disparaître » par la faute d'une mauvaise gestion de la fédération. Jusqu'au scandale ! Jusqu'à arriver à une plainte en justice. Jusqu'à la prise en otage d'un championnat... et les interventions au niveau de la CAHB et de la FIHB. Un décor scabreux de la petite balle « dessiné » par le dernier bureau de la FAHB, piloté par l'ex-président Aït-Mouloud. Pis. L'arrivée de Derouaz a été stoppée par « l'hégémonie » du président de l'instance internationale, l'Egyptien Hassan Mustapha. On parle d'un « différend » personnel. Le hand algérien a souffert de la dégradation de son infrastructure. Harcha incendiée, la Coupole a servi la politique et la chanson ...La CAN, que vient d'organiser l'Algérie, est un prélude à la relance mais aussi au « scellement » d'une vocation qui a failli se perdre. L'heure, à régler définitivement, de la résurrection a sonné depuis cette CAN, à commencer par cet engouement du public (surtout la gent féminine) qui nous replonge dans l'âge d'or du handball algérien. Harcha et la Coupole ont retrouvé leur lustre. Beaucoup d'autres salles ont vu le jour. La pratique enregistre une belle adhésion d'athlètes à travers le pays. La petite balle veut se « regonfler » après cette réconciliation que la CAN d'Alger a permise. A tous les niveaux. Surtout la reconquête de la presse qui a afflué vers Harcha et la Coupole. La discipline, par un passé qui a duré presque vingt ans, avait été boudée par les journalistes. L'information était axée sur le football, d'où la marginalisation de tous les autres sports. Il serait donc dommageable de freiner l'élan procuré par cette 20e CAN que l'Algérie a abritée. Mais par une responsabilisation « gestionnelle ». Suivie et soutenue.


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