Contrairement aux
précédents ramadhan, celui en cours est marqué par une certaine stabilité des
prix, notamment ceux des légumes. Les prix de ces derniers sont qualifiés de
relativement abordables. Sur les étals des marchés Meissonnier et Clauzel, le
prix de la pomme de terre varie entre 40 et 50 DA le kilo, la tomate entre 30
et 50 DA, selon la qualité, l'oignon 30 DA, la carotte et la courgette entre 40
et 60 le kilo, les concombres entre 60 et 70. Les prix des produits hors saison
restent cependant élevés. C'est le cas des haricots verts dont le prix varie
entre 100 et 110, la laitue cédée entre 70 et 80 DA le kilo et les choux-fleurs
à 110 DA le kilo.
Ces prix peuvent
augmenter ou baisser de cinq à 15 dinars selon que vous changiez de marché ou
que vous vous adressiez à des vendeurs à la sauvette. Ainsi dans certains
marchés populaires, des camionnettes sillonnent les rues pour proposer la pomme
de terre à 35 DA le kilo, la tomate à 30 DA et l'oignon jusqu'a 25 DA. Certains
vont jusqu'à faire quelques kilomètres, histoire de faire quelques économies.
Les habitants de Kouba, Hussein-Dey, Aïn Naadja préfèrent ainsi les marchés de
Badjarah et les habitants d'Alger-centre et Sidi M'hamed fuient les marchés
Clauzel et Meissonnier pour aller s'approvisionner au marché populaire de Bab
El-Oued où les prix pratiqués sont compétitifs.
Les prix des viandes
blanches et rouges restent quant à eux élevés. Ainsi la viande rouge est cédée
entre 750 DA et 850 DA le kilo. Le poulet, lui, affiche toujours 320 DA le kilo
et de ce fait «un poulet de moins de deux kilos revient à 700 DA». Selon de
nombreux citoyens, la mise sur le marché des viandes congelées d'importation
qu'elle soit importée du Brésil ou d'Inde n'a pas eu l'impact escompté sur les
prix de la viande ordinaire. Le consommateur a cependant le choix d'acheter la
viande fraîche à un prix élevé et les viandes d'importation qui sont cédées
entre 400, 500 et 600 DA. Mais cette stabilité ne veut pas dire que les prix
sont très bas et accessibles à tout le monde, et que les prix pratiqués dans
les marchés sont à la portée de tous les consommateurs. Les Algériens ayant un
faible revenu n'arrivent pas à joindre les deux bouts.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com