La neige et les pluies torrentielles qui s'abattent depuis plus de quinze jours sur plusieurs wilayas du pays ont causé d'importantes perturbations sur les routes, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'approvisionnement des marchés. Les fruits et légumes se font rares sur les étals.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) 10h30. Marché Ali-Mellah, place du 1er Mai, à Alger. Dans ce marché habituellement très fréquenté, l'activité est faible. Il n'y a pas grand-chose à vendre et les prix y sont élevés. La pomme de terre est proposée à 75 DA le kilo, l'oignon à 50 DA, la tomate entre 80 et 100 DA, les fèves à 80 DA, le poivron est à 200 DA, les petits pois à 140 DA, les haricots verts à 240 DA, le navet et la carotte se vendent à 60 DA, la courgette à 140 DA, la laitue et le concombre à 140 DA. À l'origine de cette hausse, les intempéries et la fermeture des routes, expliquent les commerçants. Ces derniers ne cachent d'ailleurs pas leur désarroi : «Nous avons du mal à nous approvisionner auprès du marché de gros. Les agriculteurs ne peuvent pas procéder aux récoltes en raison des intempéries et du froid. Il y a donc moins de quantité, d'où cette hausse. Nous n'avons pas le choix, c'est à prendre ou à laisser.» Un vendeur a souligné que depuis 2h du matin, il n'a réussi à acquérir que quelques cageots de pomme de terre au marché de gros. Fait rare, la circulation entre les nombreux étals de ce marché se fait sans bousculade. Les vendeurs tentent d'aguicher les clients pour écouler le peu de marchandise qu'ils ont réussi à ramener. Les ménagères, elles, arrivent tant bien que mal à payer le nécessaire qu'elles doivent prendre. Même scénario au marché de Belouizdad, si ce n'est pire. Au niveau de ce marché, la plupart des étals étaient carrément vides. Seuls quelques vendeurs sont encore là pour vendre leurs légumes. «C'est fou, même le bouquet de persil a subi une augmentation, il est vendu à 20 DA, au lieu de 10 DA habituellement », s'exclama une ménagère. Et à une autre de renchérir : «Je traîne depuis une demi-heure au milieu des étals et je n'ai encore rien acheté. Je regarde sans pouvoir m'approcher.» Cette situation risque de perdurer puisque le radoucissement du temps n'est prévu qu'à partir de la semaine prochaine.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.lesoirdalgerie.com