
Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Dr Mohamed Bekkat Berkani, a insisté, jeudi lors de la session ordinaire tenue à Alger, sur la nécessité de réviser le projet de loi sur la santé avant son adoption définitive par le parlement.Naouel Boukir – Alger (Le Soir) – Réélu à la tête de cette organisation, le Dr Bekkat s'attaque d'ores et déjà aux révisions nécessaires à ce projet afin que la nouvelle loi sanitaire soit «pérenne et applicable». En présence des représentants des ministères de la Santé, du Travail et de la Sécurité sociale ainsi que les Dg de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), Tidjani Hassan Heddam, et de la Caisse nationale de la sécurité sociale des non salariés (Casnos), Achek Youcef Chawki, le président du Conseil de l'Ordre des médecins a notamment affirmé une négligence quant au volet lié à la prévention. Pourtant, l'intérêt dont doit bénéficier la prévention est primordial dans la constitution d'un système de santé durable, particulièrement pour ce qui est de la prise en charge épidémiologique et du traitement des maladies chroniques, a-t-il insisté. En appelant à la mise en place d'une instance exclusivement dédiée à «cette mission d'importance capitale».Le docteur M.Bekkat a également jugé important que ce projet de loi soit adapté à l'évolution socioéconomique et accompagné «d'une feuille de route» afin d'optimiser son applicabilité. Il a souligné à cet effet, que de nombreux textes de loi relatifs à la santé existent juridiquement mais ne peuvent s'appliquer réellement sur le terrain. D'autre part, il souhaiterait que la révision de ce projet porte également sur «la dépénalisation des erreurs médicales» car, selon lui, ces mesures coercitives pèsent sur l'activité du personnel médical.«Soigner mieux au juste coût»C'est le mot d'ordre du Dg de la Cnas aux médecins prescripteurs quant à leur «devoir d'éthique» et à leur rôle dans la préservation des équilibres financiers des caisses de la sécurité sociale. Et ce, en évoquant des dérives comportées dans certaines prescriptions démesurées ou arrêts de travail injustifiés et qui mettent aujourd'hui la Cnas dans «des conditions difficiles».Des dérives, le Dg de la Casnos en parle également pour ce qui est du «charlatanisme qui a atteint un niveau sans précédent dernièrement» avec la forte implication de certaines chaînes privées dans la promotion de ce type de pratiques. Condamnant ces agissements, il invite à cet effet le personnel médical à plus de sensibilisation auprès des patients quant à «ce massacre».Par ailleurs, dans un contexte de tensions palpables, T. Heddam et A.Chawki se disent disponibles à plus «d'implication pour ce qui est de la coopération avec le Conseil national de l'Ordre des médecins» tandis que le président de cette instance, Dr.Bekkat, évoque l'ouverture «d'une nouvelle page» avec les organismes de la sécurité sociale, la Cnas et la Casnos notamment.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lesoirdalgerie.com