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CONGRÈS CONSTITUTIF DU FAN Djamel Benabdesselam revendique une Algérie «représentative»



CONGRÈS CONSTITUTIF DU FAN Djamel Benabdesselam revendique une Algérie «représentative»
Après avoir activé au sein des partis Ennahda et d'El Islah, Djamel Benabdesselam a tracé hier les contours de son nouveau parti politique. Il s'agit du Front de l'Algérie nouvelle (FAN), dont les assises ont eu lieu hier à l'hôtel Riadh de Sidi Fredj.
Dans une salle archi-comble, «représentant les délégués de 45 wilayas », celui qui était, il y a à peine quatre mois, à la tête du parti El Islah a déclaré que «le Front de l'Algérie nouvelle se veut représentatif de la réalité sociale du peuple algérien. Ce dernier est constitué d'Amazighs, d'Arabes, de francophones, d'arabophones, de nationalistes, de démocrates et d'islamistes. C'est donc toutes ces composantes que renferme le parti». Selon le fondateur du FAN, cette nouvelle organisation politique s'attellera à promouvoir une république démocratique et sociale construite sur trois piliers : l'amazighité, l'arabité et l'Islam. A l'adresse de ses militants, il dira que «la bataille sera rude. Mais à court terme et ce grâce à vos efforts, le Front de l'Algérie nouvelle va faire siennes quatre questions extrêmement importantes dont celle des libertés, celle des droits de l'Homme, celle de la justice et du développement social et économique ». Le nouveau parti de l'ancien chef d'El Islah revendique une démocratie participative et une opposition positive. Selon lui, «le Front de l'Algérie nouvelle ne fera donc pas table rase de tout ce qui a été réalisé durant les cinquante dernières années». «Nous allons appuyer tout projet ou idée positif, même venant du pouvoir. Nous allons collaborer avec tous ceux qui travaillent pour l'Algérie. Vous ne trouverez donc pas étranges des alliances qu'on pourrait avoir avec différentes parties », a-t-il dit. Djamel Benabdesselam dira qu'il n'a aucun différend avec ses anciens camarades d'El Islah : «J'ai toujours de bonnes relations avec eux.» Dans son entourage, on indique que sa décision de quitter le parti a été motivée par plusieurs raisons dont l'ouverture de la scène politique en Algérie. «Il y a, en fait, des raisons nationales et d'autres régionales. Les premières sont liées aux limites auxquelles sont arrivés nos gouvernements. Il est nécessaire de penser à une nouvelle stratégie. En outre, la classe politique n'a pas pu encadrer le peuple algérien (…). Il y a aussi tout ce qui est lié au printemps arabe», a-t-il expliqué. Hier, à l'issue de son élection à la tête du FAN, Djamel Benabdesselam a invité les militants de son parti à se préparer à la prochaine bataille électorale. Et au président du FAN de s'interroger si son parti disposera de suffisamment de temps «pour se préparer et s'engager dans la bataille électorale en tant que FAN ou se présenter en candidats libres». D'ailleurs, il a invité le département de l'intérieur à valider les assises de son parti afin d'«être prêt pour le scrutin électoral ». En somme, celui qui a entamé son activité politique en «islamiste clandestin» à l'université de Tizi Ouzou et après avoir fait les écoles d'Ennahda et d'El Islah a considéré «qu'il est temps qu'une nouvelle génération prenne les destinées de notre pays». «C'est l'objectif assigné par le FAN», a-t-il expliqué.
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