
Mais qui aura le dernier mot dans la bataille que se livrent le directeur de cabinet du président de la République et le secrétaire général du FLN 'M. Kebci - Alger (Le Soir) - La toute dernière affaire de la photo du président de la République, extrêmement affaibli, balancée sur le Net par le Premier ministre français est là pour illustrer toute la panique qui s'est emparée du sérail, tous segments confondus, mais pas jusqu'à faire perdre l'essentiel pour les clans du sérail, soit la succession.Car, Ahmed Ouyahia et Ammar Saâdani ont beau se trouver des cibles communes, ces fameuses mains «intérieure» et «extérieure» pour défendre leur maison mère commune, mais ils ne perdent jamais de vue de reprendre aussitôt les hostilités.Avant-hier samedi, le secrétaire général intérimaire du RND ne s'est pas empêché de répliquer à son homologue du FLN qui l'a accusé, il y a à peine une quinzaine de jours, «d'infidélité» au président de la République, l'invitant presque, pour ce faire, à rentrer chez lui. Pour Ammar Saâdani, Ouyahia brigue la succession à Abdelaziz Bouteflika, ce dont il ne voudrait pour tout l'or du monde. «Je suis fier de la confiance placée en moi par le président Bouteflika en sa qualité de président honoraire du FLN et le manque de confiance de Ammar Saâdani à mon égard ne concerne que sa personne», a estimé Ouyahia dans une réponse qui sent à la fois l'ironie et la ruse. Car, c'est là une réponse du berger à la bergère, qui sous-entend que le patron du FLN ne fait que lui endosser un péché qu'il commettrait lui-même en laissant croire que Saâdani travaillerait pour un clan autre que celui du Président.Et Ouyahia n'omet pas de souligner le soutien dont il bénéficie de la part de cadres du FLN, comme pour faire douter davantage son adversaire du sérail. Soit l'exact contraire de ce que soutient Saâdani quand il affirme que la candidature du patron intérimaire du RND à la présidentielle de 2019 «ne sera pas sur le dos du FLN et de ses militants». «Je n'ai pas à le suivre dans cette orientation et je ne ferai aucun pas à ses côtés. Ouyahia est parfaitement conscient de la position du secrétaire général du FLN par rapport à sa candidature. Il doit savoir que cet avis est partagé par tous les militants et cadres de mon parti. Je ne fais, en fait, que reproduire les opinions de la base», a-t-il expliqué dans sa dernière sortie médiatique.Et au directeur de cabinet du Président de défendre ce dernier plus que ne le fait Saâdani. En réaction à l'exploitation d'une photo du président de la République lors de l'audience accordée au Premier ministre français, que ce dernier a mise sur la Toile, Ouyahia a soutenu que «le Président n'était, certes, pas au meilleur de sa forme mais il convient de reconnaître, au moins, qu'il s'acquitte de ses fonctions en toutes circonstances», invitant ceux qui lorgnent la Présidence à attendre l'élection de 2019.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com