Alger - Revue de Presse

Conférence nationale sur le développement de l'agriculture: C'était il y a treize ans



Les assises de l'agriculture qui se tiennent depuis hier à Biskra rappellent incontestablement celles qui se sont tenues en 1996 à Alger au Palais des Nations de Club des pins.

Contrairement à ce que voudraient le faire croire les organisateurs, les assises de l'agriculture que le président de la République a ouvertes hier à Biskra ne sont pas «les premières depuis l'indépendance». Ni «c'est la première fois depuis trente ans qu'il est organisé une conférence aussi importante sur le secteur agricole», comme l'a déclaré vendredi dernier le ministre de l'Agriculture et du Développement rural sur les ondes de la radio. Ces assises sont en quelque sorte un «remake» de la conférence nationale sur le développement agricole qui a été organisée les 1er et 2 juin 1996 à Alger, au Palais des Nations de Club des pins.

Il y a donc à peine treize ans que le ministère de l'Agriculture a organisé un important rendez-vous réunissant plus de 1.600 personnes pour discuter développement du secteur. C'était lorsque Nouredine Bahbouh était à ses commandes et Rachid Benaïssa, son actuel ministre, était son chef de cabinet. Cette conférence, véritablement première du genre depuis l'indépendance de l'Algérie, avait été ouverte par le président Liamine Zeroual, relayé à la fin des travaux par son chef du gouvernement, l'actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Elle s'est aussi tenue en présence du directeur général de la FAO, Abdou Diouf, venu en Algérie au moment où les assassinats terroristes faisaient rage.

Toute la profession était représentée à cette conférence. Des tentes ont été montées sur le site pour abriter des expositions de chaque région du pays. Des rapports portant programme de développement pour toutes les zones agricoles ont été présentés à l'assistance et soumis à débat. La base de travail a été constituée par des premiers rapports établis lors des conférences régionales qui se sont tenues à travers le pays sur une période de six mois. Le travail a été ardu mais efficace puisqu'il tentera de repêcher un secteur qui avait perdu toute sa vitalité par le fait d'injonctions politiciennes absurdes. En 1996, c'était la première fois que le secteur avait bénéficié de véritables décisions pour enclencher la mise en oeuvre d'un programme de développement à moyen et long terme, c'est-à-dire sur les cinq années qui devaient suivre. D'importantes décisions avaient été annoncées à la fin des travaux par Ouyahia.

Les responsables du secteur avaient pris en effet le soin de faire élaborer des rapports d'aspects institutionnels dont l'utilité était d'encadrer le programme de développement en question par des lois précises avec en tête celle réglementant l'exploitation du foncier agricole. Ce projet de loi avait été de suite examiné et adopté par les conseils du gouvernement et des ministres. C'est Bouteflika qui avait décidé son gel dès son arrivée en 1999 à la tête de la présidence de la République. Ce texte de loi préconisait la privatisation des terres agricoles relevant du domaine privé de l'Etat selon le mode location-vente.

«L'Algérie n'existe pas seulement depuis 1999»

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