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Conférence nationale sur l'évaluation du système LMD



Conférence nationale sur l'évaluation du système LMD
Rencontre n La nécessité de réformer le système LMD (Licence-master-doctorat) revient encore une fois dans l'actualité, avec l'ouverture ce mardi matin des travaux de la conférence nationale sur l'évaluation de ce système?800 participants représentant le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que des entreprises socio-économiques et des organisations syndicales sont réunis depuis ce mardi matin au palais des nations, Club des Pins (Alger) avec l'ambition d'apporter des réponses aux revendications de la communauté universitaire et des organisations estudiantines. D'autant que pour nombre d'entre ces derniers, ce système enregistre plus de dysfonctionnements que d'avantages.En effet, depuis plusieurs années déjà, et pour bon nombre de pédagogues, le temps est à l'identification des points forts et des lacunes pour une éventuelle remédiation à ce système. Evoquant le sujet récemment, l'Union générale des étudiants algériens (UGEA) indiquait que, l'heure était au bilan. Selon les dernières statistiques, hormis les écoles préparatoires, toutes les facultés ont opté pour cet enseignement, soit plus de1,2 million d'étudiants inscrits en LMD. C'est dire l'ampleur des retombées non seulement sur la scolarité des étudiants, mais aussi sur la possibilité d'accéder à un poste d'emploi. De ce fait, l'UGEA avait longtemps insisté afin de dégager les moyens appropriés pour permettre à l'université algérienne en général et à l'étudiant en particu-lier detrouver leur place dans le processus de développement socio-économique. «Il y a des réformes à faire pour adapter le système d'enseignement aux exigences de l'heure. Au-delà des conditions de travail des étudiants et de la relation de tutorat, quasiment absente, entre l'apprenant et son enseignant, il y a une rupture entre le système adopté et le monde du travail», explique le responsable chargé de l'organique au sein de l'Union Zine El Abidine Boumlit. Un avis partagé par des enseignants. Dihia Aït-Yaâla, enseignante de langue française au centre universitaire de Aïn Témouchent, affirmait à l'issue d'une rencontre sur ce thème que le système LMD a complètement vidé l'université algérienne de son sens et qu'il a été appliqué de façon «assez étrange». De l'avis de cette enseignante, il ne suffit pas de calquer les systèmes ayant réussi ailleurs. Il serait plus judicieux de se poser la question?: de quoi a besoin le monde du travail en Algérie?' De la réponse découleront les éléments pouvant servir à l'élaboration d'une stratégie de formation conformément aux besoins de l'économie nationale.Lyes SadounAu menul La séance inaugurale de cette conférence a été marquée également par la présence de membres du gouvernement, ainsi que des membres de la commission nationale de l'évaluation, la commission nationale de la qualification universitaire, la commission nationale chargée de la qualité dans l'enseignement supérieur et des représentants de l'Académie des sciences et de la technologie. Les travaux de la conférence se dérouleront en 4 ateliers dédiés à l'amélioration de la qualité des formations supérieures, la relation de l'université avec le secteur économique, la gouvernance et la vie estudiantine.


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