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Conférence de presse du ministre tunisien des AE Insistance sur la sécurité et la stabilité du Maghreb



Conférence de presse du ministre tunisien des AE                                    Insistance sur la sécurité et la stabilité du Maghreb
Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdeslam, s'est exprimé, hier, à Alger, sur les questions maghrébines, la relation bilatérale, la sécurité et à la stabilité de son pays. Lors d'une conférence de presse, tenue à la résidence de l'ambassade de Tunisie à Alger.
Il a souligné l'adhésion de son pays à 'l'approche commune" maghrébine en matière de sécurité. Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdeslam, s'est exprimé, hier, à Alger, sur les questions maghrébines, la relation bilatérale, la sécurité et à la stabilité de son pays. Lors d'une conférence de presse, tenue à la résidence de l'ambassade de Tunisie à Alger, M. Abdeslam, diplomate, est revenu sur sa visite en Algérie, rappelant sa participation à la récente réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UMA, mais également les entretiens qu'il a eus avec la partie algérienne, en marge et à l'issue de la rencontre maghrébine.
Il a d'emblée précisé que son voyage coïncide avec la célébration du cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie, en insistant sur 'la particularité" de la relation algéro-tunisienne qui date du temps du combat contre la colonisation française. M. Abdeslam a, en outre, mis en avant l'adhésion de son pays à 'l'approche commune" maghrébine en matière de sécurité. Selon lui, il s'agit là d'un 'défi" à réaliser 'pour assurer notre sécurité et notre stabilité". 'Il ne peut y avoir de développement économique, politique et culturel s'il n'y a pas de sécurité et de stabilité", a déclaré le ministre. Concernant la situation en Tunisie, il a indiqué qu'elle 'très normale", depuis les élections d'octobre 2011, et ce, grâce à 'la volonté populaire". 'Nous sommes dans un processus de démocratisation. Nous disons que cette expérience sera utile pour la région", a soutenu M. Abdeslam. Il a aussi laissé entendre que son pays n'a pas l'intention de se laisser prendre au piège par cette 'équation mortelle", à savoir 'l'hégémonie d'une force" par rapport aux autres partis politiques. En plus clair, 'la distribution du pouvoir" entre le parti islamiste Ennahda et les deux autres formations politiques (Ettakatol, parti social-démocrate et PDP, Parti démocrate progressiste) représente 'un bon modèle", d'après lui. Plus loin, il a indiqué qu'il 'n'y a pas de problème" entre le président Marzouki et le Premier ministre d'Ennahda, sinon 'des divergences politiques" entre les deux hommes, mais 'pas sur le plan des principes". Le ministre a estimé, dans ce cadre, que 'la question n'est pas de savoir qui gouverne le pays". 'Nous avons un gouvernement de courant national et l'essentiel réside dans le fait qu'Ennahda et les deux autres partis ont une grande volonté à travailler ensemble. Ce sont ces 3 partis qui gouvernent la Tunisie ensemble", a-t-il précisé.
Sur le dossier de la situation sécuritaire en Tunisie, l'intervenant a fait savoir que son pays connaît 'une stabilité reposant sur l'entente nationale".
Il a même écarté 'la menace salafiste", préférant parler plutôt de 'petits groupes de jeunes salafistes" et du choix du 'dialogue" avec seulement l'aile modérée. Pourtant, M. Abdesslam n'a pas exclu l'idée d'un 'jeu" destiné à 'dire que la Tunisie n'est pas stable".
À la question de savoir si la vision maghrébine défendue n'est pas contraire à la réalité du terrain, marquée par l'occupation illégale du Sahara Occidental, le ministre, se voulant pragmatique, a admis que ce dossier 'est toujours entre les mains de l'ONU", en charge de le régler, en concluant sur la coopération : 'Si nous pouvons faire des choses dans le cadre du Maghreb, nous le ferons ; sinon nous le réaliserons sur le plan bilatéral".
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