Alger - A la une

Conférence de presse du leader du groupe de Gnawa Diffusion



Le mythique groupe Gnawa Diffusion se produira, aujourd'hui et demain, au Théâtre de verdure «Lâadi-Flici» à Alger.Le groupe Gnawa Diffusion revient en Algérie pour deux concerts d'enfer. Lors d'un point de presse, animé, dimanche, à l'hôtel Sofitel, par Amazigh Kateb, ce dernier a soulevé plusieurs points importants. Il a d'abord expliqué qu'après une carrière en solo qui aura duré plus de cinq ans, il a ressenti la nécessité de reconstituer le groupe. «Etre à la tête d'un groupe n'est pas facile. J'ai acquis une expérience certaine avec le groupe. Mon retour était prévisible. Dans une famille il y a toujours des frictions, des moments heureux et malheureux», expliquera-t-il. A la question de savoir ce qui s'est passé lors de son dernier concert au festival Mawazzine au Maroc, en mai dernier, Amazigh Kateb a fait savoir que la presse marocaine a monté une cabale contre lui. Il explique qu'il a été accusé par un média marocain d'avoir refusé de porter le drapeau du royaume à la fin du concert. «À la fin du concert, une jeune fille du staff m'a apporté des fleurs, elle avait sur elle un drapeau marocain certes, mais elle ne m'a tendu que les fleurs que j'ai aussitôt offertes au public. A aucun moment, elle ne m'a tendu le drapeau, à aucun moment je ne lui ai parlé. Vérifiez par vous même, les images sont disponibles sur le web et en excellente qualité. Il est surprenant de voir comment on tue un événement culturel par un non événement politique. Voilà comment la majorité des médias traitent et colportent l'information, sans vérification, sans authentification, sans scrupule, sans éthique et sans conscience». Revenant sur la décennie noire qu'a vécue le peuple algérien, le leader du groupe de Gnawa Diffusion estime que les Algériens sont encore traumatisés et que la confiance n'existe pas. Tout le monde se méfie de l'autre. «Nous devons retrouver cette confiance. L'espace culturel est actuellement encouragé par des organismes privés. Cependant, je pense que l'Etat doit être un facilitateur et un accompagnateur et non un producteur comme il le fait actuellement. La culture est l'une des solutions pour nous», dit-il. La révolution dans les pays arabes est l'un des sujets sur lesquels est revenu Amazigh Kateb. Selon lui, tous les pays arabes sont en colère. «Ce sont les caractéristisques de la contre guerre. J'appelle à une révolution pacifiste et juste». L'artiste et musicien Amazigh Kateb reste convaincu que l'apport de l'artiste dans la société dans laquelle il ploie est important. «L'art peut changer notre société. Me concernant, ma place n'est pas dans les cercles du pouvoir mais être aux côtés du peuple. Les artistes peuvent devenir des politiciens mais le contraire ne s'applique pas», rétorque-t-il. A la question de savoir quelle est l'actualité future de l'artiste, Amazigh Kateb confie sans donner trop de détails qu'il est en train de travailler sur un projet qu'il présentera l'année prochaine en Algérie. Rendez-vous est donc pris avec le légendaire groupe Gnawa Duffusion, pour ce soir et demain, à partir de 23 h, au Théâtre de verdure Laâdi-Flici à Alger.
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